Visite | Espagne : voyage, location de voitures, météo... - Part 2

Archive pour la catégorie ‘Visite’



San-Sebastian: la visite

lundi 9 février 2009

Ce qu’il faut voir à San Sebastian

On vient à San Sebastian d’abord pour profiter de la plage, de la beauté superbe de la baie et de la cuisine locale. Pour profiter des plus belles vues de la ville, prenez le funiculaire jusqu’au sommet du Monte Igueldo, depuis la Plaza del Funicular 4. Outre le petit parc d’attraction situé au sommet, vous y aurez une vue sensationnelle de la ville, de ses avenues et de ses immeubles Belle Epoque, ainsi que du tracé quasiment parfait de la baie. Le meilleur moment pour y monter est sans nul doute en début de la soirée, lorsque les lumières de la ville commencent à scintiller. Le funiculaire est fermé de Novembre à Mars.

De l’autre côté de la baie, et dominant La Concha, se trouve le Monte Urgull. Cette colline verte se remarque immédiatement de la plage de La Concha avec sa gigantesque statue du Sacré Cœur, œuvre de Federico Coullant en 1950. Ancien rempart militaire transformé en parc, vous y aurez une vue magnifique de la baie, de l’île de Santa Clara et du Vieux Quartier. Pour y grimper (dix petites minutes), aller près de l’église de Santa María del coro, c/ de Agosto, ou du Paseo Nuovo.

En ville, la promenade préférée des locaux (et des visiteurs) est bien évidemment le Paseo de la Concha, le long du front de mer. Longue de près de 7 km, la promenade commence au Parque de Alderdi-Eder à la limite est de la playa de la Concha  près de l’hôtel de ville, passe par le Parque de Miramar, qui marque le début de la plage de Ondarreta. Dans le parc, vous pouvez apercevoir le Palacio de Miramar, qui fut la résidence d’été de la reine María Cristina, mère d’Alfonso XIII. La visite du palais n’est malheureusement pas possible, vous devez vous contenter de celle des jardins.  Vous finirez la promenade par les sculptures du Peine del Viento, un groupe de sculptures métalliques qui semblent sortir tout droit de la pierre, œuvres d’Eduardo Chillida.

Bilbao : la visite

lundi 9 février 2009

Ce qu’il faut voir à Bilbao

Le Musée Guggenheim

S’il n’y avait qu’une seule chose à faire à Bilbao, ce serait la visite du musée Guggenheim. Cette immense construction de 24.000 m², œuvre du célèbre Frank Gehry, est le symbole du renouveau culturel et économique de Bilbao. C’est l’un des monuments les plus célèbres et les plus beaux de notre époque, une véritable sculpture aux dimensions et aux formes irréelles.

Gainé de 30.000 panneaux de titane en écailles de poisson, aux murs faits de pierre calcaire et de verres anti-UV, le Guggenheim étend sa forme ondulante à l’intersection du pont de la Salvé et de la rivière Nervión. Les courbures de la structure donnent une impression de vie et de mouvement et font de l’édifice lui-même une œuvre d’art extrêmement remarquable.

Le Guggenheim dispose certes d’une collection propre où l’on retrouve les plus grands noms du 20e siècle (Klein, Warhol, Kooning, Tàpies, Chillida, …) mais la plupart des œuvres qui y sont exposées sont des œuvres itinérantes qui appartiennent aux autres musées Guggenheim de New York , de Venise, de Berlin. Le Guggenheim diffère donc des autres musées traditionnels où les collections sont permanentes à l’exception de courtes périodes où certaines pièces sont prêtées dans le cadre d’expositions. Ici, les œuvres voyagent d’un musée Guggenheim à l’autre et ce sont les pièces qui vont à la rencontre du public, ce qui permet à l’ensemble des musées concernés de proposer les collections les plus complètes possibles, de Kandinsky à Rothko chez les plus modernes aux artistes plus classiques comme Dali ou Picasso.

Parmi les rares œuvres qui y restent à demeure, notons le célèbre Serpent (qui plus tard sera rejoint par d’autres œuvres pour former l’exposition ‘La matière du temps’) de Richard Serra, composé de trois gigantesque plaques d’acier qui serpentent dans la plus grande salle du musée,  l’atrium, qui du haut de ses 50 mètres de hauteur baigne dans la lumière provenant des immenses baies vitrées; ou le Puppy de Jeff Koons, un west highland terrier géant recouvert de fleurs qui monte la garde à l’extérieur et qui, au départ, devait ne rester que temporairement.

Le Guggenheim de Bilbao reçoit près de deux millions de visiteurs par an, même si ses dimensions spectaculaires font qu’on ne ressent pas du tout une impression de surpeuplement. Comptez au moins deux heures pour visiter le musée, voire plus si vous êtes intéressés par l’une des expositions temporaires- aux sujets extrêmement variés qui vont de Michel-Ange à l’évolution des motos-  qui prennent place dans la non moins immense Galerie 104, une caverne de 130 m de long sous le pont de la Salvé.

Attention : ne laissez pas des articles de valeur ou des objets en vue dans votre voiture si vous vous garez dans les parkings autour du musée. Le musée n’est pas responsable de ces parkings, et il arrive de temps en temps que des visiteurs reviennent d’une demi-journée de visite pour trouver leur voiture dévalisée en plein jour. Mieux, venez en taxi ou en transport en commun.

Av. Abandoibarra 2, www.guggenheim-bilbao.es

Museo de Bellas Artes

Même s’il est éclipsé en prestige par le Guggenheim, il s’agit bien de l’un des plus importants musées espagnols, avec des œuvres qui datent aussi bien du Moyen-Âge que de la période moderne. On y trouve des tableaux de grands peintres comme Murillo, Velasquez, de Goya, de Zurbaran et du Greco pour les espagnols, ou de Massys et de van Dyck pour les autres. Dans une autre aile, le musée dispose d’œuvres de Gauguin, Picasso, Fernand Léger, Cézanne, Tàpies ou Sorolla. Enfin, des artistes basques du 19e et du 20é siècle y sont également mis à l’honneur.

Plaza del Museo 2, www.museobilbao.com

Museo Vasco

Ce musée est dédié à l’archéologie, à l’ethnologie et à l’histoire basque, comme son nom l’indique. Situé au centre du Vieux Quartier, il est établi dans un ancien cloître jésuite. On peut y voir différents éléments, depuis des maquettes de bateaux aux outils de la construction navale, des reconstructions de la vie politique et sociale basque ou des pierres tombales basques, ainsi que les équipements pour jouer à la pelote.

Plaza Miguel de Unamuno 4, www.euskal-museoa.org

Casco Viejo

A l’est de la rivière Nervíon se trouve Casco Viejo, le Vieux Quartier de Bilbao. Bilbao, qui date pourtant du Moyen Age, ne dispose pas de beaucoup d’édifices ou de monuments médiévaux. Il reste pourtant le petit Casco Viejo, qui a été proclamé monument historique et artistique national, et qui date de la fondation de la ville en 1300. Cette zone vivante et authentique est également notable par le nombre de bars et de restaurants qu’on peut y trouver, notamment dans les Siete Calles (les sept rues), sept rues parallèles qui partent de la rivière. En son centre se trouve la Cathédrale de Santiago, un édifice de style gothique qui date du 14e siècle et qui fut restauré au 16e siècle après un incendie, tandis qu’à la lisière du Vieux Quartier se trouve la Plaza Nueva, une place à 64 arcades où un marché se tient tous les dimanches. Pas très loin se trouve l’Iglesia de San Nicolas, la plus grande église du voisinage.

De mi-août à début septembre se déroule la fête de la Semana Grande, dédiée à la Vierge de Begoña. Si vous séjournez à Bilbao pendant cette période, vous aurez droit à des spectacles, des feux d’artifices, la fête taurine dans les arènes. Des regattas (régates) ont également lieu sur le Río Nervión.

Salamanque: la visite

lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir dans Salamanque

Comptez au moins une journée pour pleinement explorer toutes les merveilles que Salamanque vous offre: la plaza mayor, la cathédrale, l’université de Salamanque, …

Plaza Mayor

Nous vous conseillons de commencer votre journée par la Plaza Mayor, que les habitants de la ville considèrent comme la plus belle place d’Espagne. Cette affirmation n’est pas sans raison lorsque l’on contemple cette place baroque construite au 18e siècle par les frères Churriguera. Cette place contribue à donner à la ville le style plateresque dont elle est si célèbre. Remarquez l’Ayutamiento (Hôtel de ville) baroque construite une vingtaine d’années après l’achèvement de la place, et le Pavillon royal où les membres de la famille royale se postaient pour assister aux évènements qui avaient lieu sur la place. Dans les nombreuses arcades se trouvent des médaillons qui célèbrent des personnalités renommées comme Christophe Colomb, Hernan Cortés, Miguel Cervantes, Francisco Pizarro ou Le Cid.

Si vous vous asseyez à une des tables des cafés au soleil couchant, vous verrez que la pierre de Villamayor dont les bâtiments sont faits donne des reflets dorés à la place et à la ville.

La Plaza Mayor ne se réfugie pas dans l’histoire, elle est intensément vivante. Elle fourmille d’activités à n’importe quelle heure, des groupes de musiciens succèdent aux artistes qui effectuent leurs tours entre les tables, tandis que des flots ininterrompus de touristes franchissent l’une des arcades pour entrer dans l’une des innombrables boutiques et restaurants.

Avila: la visite

lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir dans Avila

Les murailles d’Avila

Construit au 11e siècle par le roi Alfonso VI lors de la Reconquista afin de se prémunir des attaques maures, les murailles ont été bâties sur d’anciennes fortifications romaines. Elles sont d’une hauteur moyenne de 10m, ont 2.7 m d’épaisseur et sont scandées par 88 tours de garde semi-circulaires et 2 500 crénelages. Les murailles enveloppent la ville sur une distance de 2 km et demie. Il s’agit sans doute des murailles moyenâgeuses les mieux préservées, et l’amateur du genre se doit absolument de les visiter. Des neufs portes, les deux plus célèbres sont la Porte de Saint Vincent et l’Alcazar, toutes les deux du côté est. Se promener le long des remparts est un vrai plaisir, et ne ratez pas l’occasion de marcher sur les remparts même dans les sections qui ouvertes à la visite, depuis la Casa de las Carnicerías (près de la cathédrale), la Puerta del Alcázar et Arco del Carmen. Enfin, si vous en avez l’occasion, la vue des murailles illuminées la nuit est mémorable.

La Cathédrale d’Avila

Adossée aux remparts, cette cathédrale à la façade austère marque la transition entre les styles roman et gothique. L’intérieur, décoré de pierres rouges et jaunes rompt avec cette austérité et est dominé par une haute nef gothique. On y trouve un retable remarquable, un chœur aux stalles gravées style Renaissance et neuf chapelles. La plus remarquable de celles-ci est la chapelle de Nuestra Señora de Gracia où se trouve une tombe en albâtre délicatement gravée dans le style plateresque. Le musée de la cathédrale située dans la Capilla del Cardenal expose notamment différentes reliques religieuses, un tableau original d’El Greco et un ostensoir de procession en argent d’une taille impressionnante.

Plaza de la Catedral 4.

Ségovie: la visite

lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir dans Ségovie

L’Aqueduc Romain

Difficile de rater l’Aqueduc qui vous accueille à l’approche de la vieille ville. C’est l’une des attractions les plus spectaculaires d’Espagne et a fait l’objet de couvertures de nombreux guides sur Ségovie ainsi que d’innombrables cartes postales. C’est également le monument le mieux préservé de l’occupation romaine de la péninsule. Démonstration de la force et de la qualité de l’architecture romaine et âgé de près de deux mille ans, cet aqueduc est constitué uniquement de granit et tient seulement grâce aux lois de la physique : n’ayant pas de mortier, ses différents éléments tiennent ensemble grâce aux arcs et à leurs clés de voûtes qui supportent toute la pression engendrée par la structure.

L’aqueduc était destiné à transporter l’eau depuis les montagnes situées à plus de 16 km de Ségovie.  Il dispose de 166 arcs et 120 piliers sur deux niveaux. Lors de la prise de Ségovie par les maures en 1072, 36 arcs furent détruits mais ont été rebâtis sous les Rois Catholiques en 1484.

Plaza del Azoguejo.

La Cathédrale de Ségovie

Construite entre 1525 et 1558, il s’agit de la dernière cathédrale gothique d’Espagne. Bordant la Plaza Mayor, elle est bâtie sur l’emplacement où Isabelle la Catholique fut sacrée reine d’Espagne. De l’extérieur, entre les nombreux pinacles, remarquez le dôme qui date de la renaissance. L’intérieur de la cathédrale est un régal pour les yeux, avec notamment la Chapelle du Saint Sacrement créée par Churriguera, les vitraux flamands du 16e siècle, le retable baroque créé par Sabatini au 18e siècle, les 23 chapelles richement ornées, le chœur gothique qui fut sauvé de la précédente cathédrale qui a été brûlée lors de la révolte des Comuneros en 1520. Du transept sud, une porte donne sur un cloître gothique qui date également d’avant la Cathédrale. Sous le cloître se trouvent les tombes de Juan et Rodrigo Gil de Hontañon, deux architectes père et fils, maîtres de l’ultime période gothique espagnole. Le musée de la Cathédrale propose quelques sculptures et pièces religieuses, des manuscrits antiques rares ainsi qu’une collection de peintures espagnoles et flamandes du 16e siècle.

Plaza Catedral, c/ Marqués del Arco, s/n.

Le reste de l’Andalousie

lundi 26 janvier 2009

Le reste de l’Andalousie

Vacances à Tarifa :

« Capitale mondiale de la planche à voile », Tarifa se fait remarquer d’abord par la force du vent qui y souffle. Plus que ceux venus pour du tourisme simple, les planchistes, kiters et assimilés y trouveront leur bonheur, notamment à l’ouest de la ville du côté d’El Porro, sur la Playa de Valdevaqueros. Vous pourrez également pratiquer la plongée sous marine dans les eaux claires du détroit de Gibraltar où l’Atlantique et la Méditerranée se croisent, notamment à la Isla de Las Palomas et au Punta Marrroqui, ou vous contenter d’admirer les baleines, orques et dauphins du détroit lors d’un tour en bateau.

Tourisme dans la Sierra de Grazalema

Ce parc naturel est la région où il pleut le plus en Espagne, avec des précipitations moyennes de 210 cm par an. Ajoutez à cela un sol fait d’une roche calcaire sensible à l’érosion et vous aurez un paysage de canyons, de grottes, de fosses et de pics acérés. Les bandits s’y cachaient autrefois entre les attaques sur les routes avoisinantes, et aujourd’hui c’est le paradis destouristes amateurs d’escalade, de parapentes ou de VTT ou plus simplement des amateurs de nature, de forêt et d’animaux sauvages. Vous y trouverez les villages pittoresques de Grazalema, Zaharra de la Sierra et El Bosque, d’une blancheur sans pareille et qui sont restés quasiment à l’état où ils se trouvaient quand les maures et les chrétiens s’y battirent quelques 5 siècles plus tôt. Si vous êtes en vacances dans la région, ces villages méritent vraiment le détour.<!–nextpage–>

Les Pueblos Blancos

Ce sont les petits villages blancs situés dans les régions montagneuses entre Séville et la mer, à flanc des collines calcaires et entourés d’oliviers. Ces villages ont été pour la plupart bâtis par les maures, ce qui leur donne l’impression d’avoir été transportés directement d’Afrique du Nord. L’un des plus jolis de ces villages est Arcos, perché sur un promontoire rocheux au-dessus de la rivière Guadalete. Le village est si étroit qu’au sommet il se limite à une seule rue. Une petite promenade dans le village donne une idée de la structure des Pueblos Blancos, avec ses ruelles étroites, son église de Santa Maria construit sur le site d’une mosquée et à la fois de style gothique, mudéjar, renaissance et baroque, son autre église, San Pedro, de construction gothique mais avec un retable Renaissance. Sortez d’Arcos par le sud (direction Algar) pour une vue magnifique de la gorge de la rivière et du village qui le surplombe.

Jerez de la Frontera est la capitale andalouse du vin et des chevaux. Le jerez (vins de xérès) y vient, et l’école andalouse des arts équestres y est basée. A voir : les bodegas, des caves à vins qui proposent des visites et des dégustations afin de goûter aux différentes variétés de xérès, pour le plaisir des papilles ; et les spectacles équestres, les entraînements des chevaux de l’école équestre et le musée des carrosses pour faire du tourisme.

Enfin, parmi les plus remarquables des Pueblos Blancos, il y a Ronda, qui se situe en haut d’un ravin de 107 m au-dessus du Guadalevin. C’est l’une des plus jolies et plus pittoresques vues d’Espagne, avec ses petites maisons blanches juste au bord de la gorge, son pont du 18e siècle qui relie l’ancien quartier à la nouvelle partie de la ville, El Mercadillo, et son précipice spectaculaire. Ronda est l’une des plus anciennes cités d’Espagne, et était déjà peuplée par les celtes il y a 3000 ans. Son charme vient de ses anciens minarets, ses bains arabes, ses demeures décorées de grilles en fer et de plantes en pots, et accueille la plus ancienne arène d’Espagne. Si vous ne devez visitez qu’un seul Pueblo Blanco pendant vos vacances, visitez Ronda, non seulement très jolie mais également celle qui dispose le plus d’infrastructure pour le tourisme (trains, bus, taxis, hôtels,…).

A voir à Ronda, la Plaza de Toros de la Real Maestranza de España, l’arène construit en 1785, la plus ancienne et l’une des plus belles arènes d’Espagne. La première semaine de septembre, Ronda accueille une corrida goyesque, un festival qui ranime l’ambiance des corridas du 18e siècle. A voir également, le Museo Taurino pour les amateurs de corrida,  le Museo Lara qui dispose de plus de 5 000 objets de toutes sortes, de l’horlogerie à la tauromachie en passant par la coutellerie, l’archéologie ou les instruments de musique. Vous pouvez également vous promener à travers la ville, visiter les grandes demeures aristocratiques comme la Casa del Marqués de Salvatierra, un palais de style renaissance à la façade baroque et aux jardins magnifiques qui date de 1475, la Casa del Rey Moro qui date du 18e siècle et dont la seule relique authentiquement maure est la mine d’eau construite au 14e siècle lorsque Ronda était sur le front de la guerre entre maures et chrétiens (même son jardin maure a été dessiné par le français Jean Claude Forestier en 1912). Vous pourrez descendre cette mine, passer l’ancienne salle d’arme, une sortie secrète et la Salle des Secrets pour parvenir jusqu’au fond du ravin. En remontant, vous déboucherez jusqu’au somptueux jardin précité et une vue magnifique de la gorge de la rivière et de la campagne environnante.

Malaga

Port et ville orientée vers la mer depuis le temps des phéniciens, Malaga est la deuxième plus grande ville d’Andalousie. A voir : l’Alcazaba, sur la colline qui surplombe la ville et le port, est un palais fortifié du 11e siècle. A ses pieds, un amphithéâtre romain partiellement visible. Visitez aussi la Cathédrale commencée en 1528 (et pas encore tout à fait achevée), dont les styles reflètent le temps qui passe : gothique, Renaissance et Baroque. Visitez la seule tour de la Cathédrale (la construction de l’autre s’est interrompue en 1765 faute de financement) pour une vue de la vieille ville.

Costa del Sol

lundi 26 janvier 2009

Costa del Sol

Si vous décidez de vous éloigner un peu des palais et des forteresses maures, des cathédrales et des musées pour des vacances détente et vous prélasser au soleil sur le sable chaud, la Costa del Sol, ses 150 km de côtes et ses 50 plages est pour vous. La météo y est toujours excellente et l’eau agréable. Malheureusement, vous n’êtes pas le seul à avoir eu cette idée. Il y a donc de fortes chances pour que vous vous trouviez sur une plage surpeuplée comme Marbella ou Torremolinos, même s’il reste des endroits où la magie est encore préservée.

Marbella : ville préférée de la jet-set pour leurs vacances et destination touristique surpeuplée, Marbella est en quelque sorte le symbole de la décadence et de la frivolité faite plage, où l’on va pour être vu et pour dépenser sans compter. Pour jouer au golf ou pour stationner votre yacht, il n’y a pas meilleur endroit.

L’office du tourisme (c/ Glorieta de la Fontanilla – Paseo Maritim) vous conseillera d’aller visiter la Plaza de los Naranjos, une place ombragée par des orangers, bordée par l’hôtel de ville du 16e siècle et la maison du magistrat du 17e siècle, l’Iglesia Mayor de la Encarnación du 16e siècle ou le Museo del Grabado Español Contamporaneo (c/ Hospital Bazan s/n) et sa collection d’œuvres de Dali, Miro, Tapies et Picasso. Mais soyons sérieux, vous n’êtes pas en vacances à Marbella pour vous enfermer dans un musée ou une église et approfondir votre culture. Vous êtes là pour vous dorer à la plage et pour être vu. Puerta Banus, à l’ouest du centre ville, est pour vous : les riches et les fameux y abondent, à bord de leurs yachts et de leurs voiliers. Après une journée à la plage, les restaurants cinq étoiles et le casino vous attendent. Vous pouvez également fréquenter les plages surpeuplées d’El Fuente et de La Fontanella.  La nuit, vous irez faire la fête dans la multitude de discothèques, de bodegas et de bars du centre ville.

Nerja : Si vous cherchez un peu de tranquillité et d’authenticité pour vos vacances, allez vite et pendant qu’il est encore temps à Nerja, ses rues étroites, ses grottes anciennes et ses petites plages auxquelles on accède par des escaliers de pierre. Du Balcon de Europa, vous pourrez admirer le coucher du soleil sur la Méditerranée ; de la vous pourrez accéder à la Playa del Salón ou suivre la Paseo de Carabineros pour de nombreuses petites plages, à moins que vous ne préfériez la Playa de Burriana qui est quand même assez peuplée.

L’autre grande attraction est à 4 km et demi au nord-est de la ville : les Cuevas de Nerja (grotte de Nerja), d’immenses cathédrales souterraines longues de plus de 2 km aux murs recouvertes de peintures rupestres datant du paléolithique.  Un must see si vous êtes en vacances dans la région. Dans une des plus grandes salles, la Sala de la Cascada, on a installé un auditorium de 600 places où ont lieu des spectacles classiques et de flamenco tout l’été. Vous y accédez par bus ou par taxi.

Grenade: la visite

lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir à Grenade

L’Alhambra et le Generalife:

En guise de remarque préalable, sachez que l’Alhambra ferme ses portes au public du 25 décembre au 1er janvier. Comme c’est la principale attraction de la ville, et l’une des principales d’Espagne, il vaut mieux le savoir avant de programmer ses fêtes de fin d’année là-bas. De plus, à cause du nombre très important de visiteurs, le nombre de personnes admises à l’Alhambra est limité afin de protéger le monument des ravages du tourisme de masse. Essayez d’arriver le plus tôt possible, et malgré cela vous en aurez probablement pour des heures à attendre en haute saison. Sinon, vous pouvez acheter à l’avance des tickets, soit en ligne sur http://www.alhambra-tickets.es/ ou auprès du distributeur automatique de la banque La Caixa. De plus, pour profiter à fond de la visite, louez un audioguide qui vous permettra d’en savoir plus sur le monument.

Remarquable de beauté, la Calat Alhambra (le château rouge) composée de trois palais, est l’une des plus impressionnantes forteresses jamais construites. Le palais autrefois occupé par les princes Nasrid et leurs harems représente l’apogée de l’architecture musulmane en Espagne. L’extérieur vous semblera plutôt sobre, et c’est à l’intérieur que se situent les merveilles de ce palais. Vous passerez d’abord par le Mexuar, le palais des Nasrids (Palacios Nazaries) et la partie la plus remarquable de l’Alhambra, où se trouvait la salle du conseil du sultan. La plus grande salle a été convertie en chapelle par la suite, et de la chapelle, vous avez une vue panoramique jusqu’à l’Albaicín. Vous vous trouverez ensuite dans le Patio del Mexuar,  où le sultan s’asseyait sur des coussins géants en écoutant les doléances de ses sujets. Vous passerez par le Patio de los Arrayanes et son bassin-miroir entouré de myrtes et son parquet en marbre blanc. Juste après, vous vous retrouvez au Salon des Ambassadeurs, une salle du trône finement gravée construite entre 1334 et 1354, et dont le dôme en bois de cèdre évoque les sept paradis de l’Islam. Vous pourrez y profiter d’une magnifique vue panoramique.

Vous passerez ensuite à l’œuvre architecturale la plus achevée de l’Alhambra, le Patio de los Leonares, qui a en son centre la plus belle fontaine d’Andalousie, reposant sur 12 lions de marbre représentant les heures du jour, les mois de l’année et les signes du zodiaque. 124 colonnes en marbre supportent les arcades qui délimitent ce patio. C’est le cœur du palais, son endroit le plus privé. La suite est une succession de merveilles, pour ne citer que la Sala de los Abencerrajes au plafond en forme d’alvéoles dorées, la Sala de las Dos Hermanas, la Sala de los Reyes, grande salle où se tenaient les banquets, avec son plafond en cuir peint qui date des années 1300 ; le Patio de la Reja, les Baños reales, bains royaux aux décorations multicolores et aux ouvertures en forme d’étoiles.

A l’est de ces bains se trouve le jardin Daraxa et au sud le Mirador de Daraxa, le balcon privé du sultan qui donnait sur Grenade. Visitez également le magnifique Jardines del Partal, des jardins dominés par la Torre de las Damas et son pavillon avec une portique aux cinq arcs, dernières traces du Palacio del Partal, le plus ancien palace de l’Alhambra. Enfin, dirigez-vous vers le sud-ouest pour visiter le Palacio de Carlos V, le superbe palais Renaissance où vécut Charles Quint. Le contraste avec le reste du groupe architectural est frappant. On y trouve deux musées, le Museo de la Alhambra, qui regroupe des œuvres hispano-musulmanes, dont la fameuse amphore bleue haute de 132 centimètres ;  et le Museo Bellas Artes en la Alhambra. Enfin, essayez de voir la forteresse moyenâgeuse de l’Alcazaba, la partie la plus ancienne de l’Alhambra et qui date du 9e siècle.

A la sortie de l’Alhambra, prenez le Paseo de los Cipreses pour vous diriger vers l’immeuble principal de la Generalife, construit au 13e siècle sur 30 hectares de jardins. Parmi les chefs d’œuvres de la Generalife, remarquez la Escalera del Agua (Escalier d’eau), le jardin oriental du Patio de la Acequía construit autour d’un long bassin dont les jets d’eau forment des arcs élégants, et le Patio de la Sultana.

Palacio de Carlos V, www.alhambra-patronato.es

Cadix: la visite

lundi 26 janvier 2009

 

Ce qu’il faut voir à Cadix

Cathédrale de Cadix :

Cette cathédrale au dôme doré baroque et à  l’intérieur néo-classique fut commencée en 1720 et achevée en 1838. C’est ici, dans la dernière des cathédrales financées par les riches du Nouveau Monde, que Haydn composa les « Sept dernières paroles ». Le trésor de la Cathédrale comprend la Custodia del Millón, un ostensoir composé d’un million de pierres précieuses, et est rempli de biens précieux originaires du Nouveau Monde, et que l’on sort lors des processions du Saint-Sacrement.

Plaza Catedral.

A côté, on peut visiter l’Iglesia de Santa Cruz (Plaza Fray Félix), qui fut l’ancienne cathédrale de la ville, construite au 13e siècle, détruite par l’envahisseur britannique en 1592 et reconstruite. Derrière la Cathédrale, on peut également visiter les ruines d’un ancien théâtre romain.

Vous pouvez également visiter le musée de Cadix (Plaza de Mina s/n). On y retrouve un mélange d’art et de trésors archéologiques, des reliques romaines et phéniciennes, des sarcophages mais également des collections de peintures de Zurbaran, Murillo et d’autres maîtres espagnols. De là, suivez la c/ Sagasta jusqu’à la place San Felipe Neri pour visiter l’Oratorio de San Felipe Neri, où a été rédigée la première constitution espagnole pendant l’invasion napoléonienne de 1810-1812.

La promenade le long du bord de mer vaut à elle seule le détour par Cadix. C’est là qu’on comprend le mieux la ville et son rapport avec la mer. Les paséos du sud et de l’ouest dominent l’océan, et vous amèneront jusqu’aux fameux jardins de Cadix, dont le Parque Genovés aux arbres et plantes exotiques provenant du monde entier, son jardin de palmiers et ses singes qui viennent vous saluer. L’été, on y donne des concerts. De la, allez jusqu’à la Playa de la Caleta, l’une des plages les plus populaires de la ville, et où l’on retrouve le Castillo de Santa Catalina, construite en 1598 et ancienne citadelle de la ville.

Cordoue: la visite

lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir à Cordoue

La Mezquita – Cathédrale de Cordoue :

Cœur de la culture maure pendant la période où ces derniers contrôlaient l’Andalousie, la Mezquita fut l’une des plus grandes mosquées du monde, avant de devenir une cathédrale après la Reconquista. La Mosquée est à la fois de style arabe, mudéjar, Renaissance et baroque et figure parmi les monuments les plus importants d’Espagne. La construction de la Mosquée débuta en 784 sous Abd Rahman-Rahman I sur l’emplacement d’une église Wisigoth, qui elle-même succéda à un temple romain. La forme de la Mosquée  s’inspire directement des basiliques chrétiennes, et de nombreuses églises chrétiennes du sud de l’Espagne furent pillées pour former les colonnes et les chapiteaux qui en ornent l’intérieur. De l’extérieur, la Mosquée n’est pas vraiment remarquable, mais une fois passé l’entrée, elle se révèle étincelante.

Entrez par le Patio de los Naranjos, un patio parsemé d’orangers où les fidèles effectuaient leurs ablutions avant d’entrer dans la mosquée. A l’intérieur de la mosquée, plus de 850 colonnes et arcs décoratifs faits de granit, de jaspe et de marbre vous accueilleront. Les mosaïques et le marbre qui composèrent autrefois le plancher ont malheureusement disparu. Ne ratez pas le Mirhab, une niche de prière magnifiquement ornée dans l’angle sud-est, fait en marbre, stuc, albâtre et mosaïques. Il est orienté vers La Mecque et fut l’endroit le plus sacré de la mosquée. Remarquez son extraordinaire coupole. La Capilla Real (chapelle royale) et la Capilla Villaviciosa, premiers ajouts chrétiens, sont de style mudéjar. Le dôme de la Cathédrale, commencée en 1253, contraste avec l’ambiance générale de la mosquée. Si la Cathédrale brise la parfaite symétrie de la mosquée ainsi que son acoustique parfaite, son chœur vaut quand même le coup d’œil : elle date de 1785 et ses stalles et ses pupitres présentent de magnifiques gravures de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Les plus courageux pourront escalader le minaret surmonté d’un beffroi baroque. Ils seront récompensés de leurs efforts par la vue panoramique de Cordoue et de ses environs.

c/ Torrijos et Cardenal Herrero s/n.