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Barcelone, Ciutat Vella: le Barri Gòtic

Vendredi 20 février 2009

La Ciutat Vella

Située entre la Plaça de Catalunya, La Rambla et la vía Laietana, c’est la Barcelone historique, l’endroit de la ville où se trouvent les plus anciennes constructions. On y trouve des fragments des anciens remparts romains qui entourèrent la ville, des sections médiévales où les palais bordent des petites ruelles étroites et qui s’entrelacent. Si vous ne faites qu’un court séjour à Barcelone, privilégiez cette partie de la ville (et en complément la Sagrada Familia). Outre les nombreuses visites qu’on peut y faire, le simple fait de se balader dans les petites rues est un vrai plaisir en soi.

 

Barri Gòtic

Le Barri Gòtic est le cœur de la Ciutat Vella, le quartier gothique qui date du Moyen-Âge. Le problème est qu’il est très facile de rater un point intéressant à visiter étant donné qu’il y a tellement de choses à voir et que c’est un vrai labyrinthe.

 

Catedral de la Seu

Officiellement, la cathédrale de Barcelone s’appelle Catedral de la Santa Creu i Santa Eulàlia (Cathédrale de la Sainte Croix et de Sainte Eulalie), du nom de la sainte patronne de la ville. Exemple le plus représentatif du style gothique catalan, la cathédrale s’élève sur un site qui accueillit autrefois un temple romain et une mosquée. Sa construction commença à la fin du 13e siècle sous Jaume II, et s’acheva (quasiment) au milieu du 15e siècle, même si la façade occidentale date du 19e siècle.

On entre dans la cathédrale par la façade néogothique du 19e siècle (malheureusement cachée par des échafaudages à l’heure où on écrit ces lignes). On accède immédiatement au chœur du 15e siècle, avec une clôture en marbre blanc et des stalles finement sculptées où s’affichent les armes des 12 chevaliers de l’Ordre de la Toison d’Or (dont les rois de France et d’Angleterre) qui furent réunis par Charles Quint en 1519 à l’occasion de la célébration du 19e chapitre de l’Ordre. Devant le chœur juste sous l’autel se trouve une magnifique crypte où repose sainte Eulalie, une martyre du 4e siècle lors des persécutions romaines.  Tout autour, vous pouvez voir 28 chapelles dont la plus intéressante est la Cappella de Sant Benet juste derrière l’autel, avec une scène de la crucifixion de Bernat Martorell au 15e siècle. Une chapelle sur la gauche en regardant l’autel vous permet de prendre un ascenseur qui vous emmène visiter les toits de la cathédrale.

De retour dans la nef, prenez le chemin du cloître, véritable oasis au milieu du tumulte du quartier, qui est particulièrement remarquable avec ses arcades gothiques, ses grilles en fer, sa fontaine qui comporte une statue de Saint Georges combattant le dragon, des orangers et des palmiers, ainsi qu’un petit bassin qui réunissent des oies blanches, qui semblent plus intéresser les touristes que toutes les autres merveilles réunies de la cathédrale ! Ne manquez pas le Museu Catedralici (musée de la cathédrale) qui expose une collection de tableaux du 14e au 18e siècle, dont la Pietat de Bartolomé Bermejo, ainsi que différentes pièces religieuses.

Si vous sortez  par le cloître et la porte de Santa Eulàlia, juste à votre gauche vous avez la Carrer Pietat, particulièrement réputée pour son acoustique et qui attire donc les musiciens de rue. Le meilleur y côtoie le pire.

Plaça de la Seu, s/n ; Metro Jaume I ou Liceu.

La Ruta del Cister

Vendredi 20 février 2009

La route des monastères cisterciens: Poblet, Vallbona de les Menges, Santes Creus

Si vous avez une voiture, je vous conseille vivement de consacrer une journée de votre séjour à Tarragone à suivre la ruta del cister, la route des monastères cisterciens.

Petit rappel historique. Au 11e siècle, Robert de  Champagne, abbé de Molesme, rejette le laxisme avec lequel les règles de Saint-Benoît étaient désormais appliquées par les monastères dépendant de l’ordre de Cluny, et tenta de réformer différents monastères bénédictins et de ramener ses frères à un respect plus pur des principes fondamentaux de l’ordre. Avec quelques compagnons, il finit par s’établir à Cîteaux pour y construire un nouveau monastère, l’ordre de Cîteaux (d’où le nom de cistercien). L’ordre, qui prêchait un retour aux vraies valeurs de Saint-Benoît, ne connut cependant une progression fulgurante qu’après que Saint Bernard de Clairvaux la rejoignit en 1112. L’année suivante, Cîteaux crée sa première filiation à La Ferté, dans le diocèse de Chalons. Peu à peu, au fil des ans, de nouvelles monastères furent créées ou rejoignirent l’ordre, et l’ordre commença à se répandre d’abord un peu partout en France, et ensuite en Europe, multipliant les possessions et accroissant considérablement sa puissance.

En suivant la N-240 depuis Tarragone (ou l’AP-2 depuis Barcelone), passez par le petit village de Montblanc (qui mérite également une petite visite, ne serait-ce que pour ses remparts) et par l’Espluga de Francolí pour suivre une petite route qui vous amène au premier monastère, Poblet.

Girona: la visite

Vendredi 20 février 2009

Ce qu’il faut voir dans Girona

Girona avec sa cathédrale

Girona avec sa cathédrale

Cathédrale

C’est le monument le plus spectaculaire de Girona, et on le remarque dès qu’on arrive dans le centre historique. Avant même d’y pénétrer, il faut passer par un monumental escalier baroque de 90 marches datant du 17e siècle. La cathédrale elle-même a été bâtie à partir du 14e siècle sur une ancienne église romane dont subsistent la tour et le cloître. L’édifice est construit en plusieurs styles, empruntant au roman, au gothique mais surtout au baroque catalan. Une fois entrés dans la cathédrale (par l’entrée visiteurs à gauche), la première chose qui vous frappe est la largeur de la nef unique, la plus large nef gothique du monde (22,98 m) et la deuxième plus large au monde après Saint-Pierre de Rome (25 m).

Le musée de la cathédrale abrite de nombreux chefs d’œuvres, dont un Beatus (un manuscrit de l’Apocalypse commenté et riche en enluminures et en illustrations) du 10e siècle, ou la Tapisserie de la Création, une pièce romane unique du 11e ou du 12e siècle qui dépeint les créatures (humaines et animales) dans le Jardin d’Eden. De la Chapelle de l’Espoir, vous entrez dans le cloître qui date du 12e et du 13e siècle. La galerie à double colonnade est un bijou de l’art roman catalan, avec des frises représentant une série de scènes bibliques. De là, vous pouvez également apercevoir la Torre de Carlemany (Tour de Charlemagne) du 12e siècle.

Plaça de la Catedral,  http://www.catedraldegirona.org/

Guide de l’Espagne artistique, partie 2: du roman à la Renaissance

Dimanche 11 janvier 2009

La période romane (10e-13e siècle)

Avec la Reconquista au 10e siècle, les productions artistiques chrétiennes commencèrent à fleurir d’abord dans les provinces du nord et de l’est. L’influence français est notamment fortement présente le long du chemin de Saint-Jacques vers Compostelle, qui sera jalonné d’églises romanes en forme de croix latines munies de transepts, d’absides et de cloîtres attenantes. Lire le reste de cet article »