Pays Basque | Espagne : voyage, location de voitures, météo...

Archive pour la catégorie ‘Pays Basque’



Le reste du Pays Basque

lundi 9 février 2009

A l’est de San Sebastian sur l’A-8 se trouve Zarautz, l’un des meilleurs spots de surf de la région. Les vagues de la Playa de Zarautz sont suffisamment fortes et impressionnantes pour satisfaire les vrais mordus, tout en étant encore assez contrôlable pour les surfeurs d’un niveau modeste qui sont simplement là pour du tourisme. Vous pourrez louer les planches et vous enquérir des dernières conditions climatiques en ville au Karlos’ Surf Shop, et vous loger simplement au Gran Camping Zarautz (Monte Talai-Mendi). La ville a également un petit centre historique assez intéressant, pour les jours où vous ne pouvez pas surfer.

Tout près de la frontière française, Fuenterrabía est une petite ville qui vaut également le détour. On y trouve un intéressant quartier médiéval et le castillo de Carlos Quint qui s’érige sur la Plaza de las Armas, originellement fondé au 10e siècle par un ancien roi de Navarre, et reconstruit dans un style plus proche du 16e siècle. On peut encore y voir des traces des combats lors des guerres napoléoniennes. Le castillo est depuis transformé en un très joli paradore. Visitez également l’Iglesia de Santa María, une construction gothique à laquelle on a adjoint une tour baroque au 17e siècle. Ne pas manquez les plages, que beaucoup préfèrent à celles de Saint-Sébastien, et si vous avez une voiture, suivez la route vers Cabo Higuer, un promontoire avec une vue panoramique où on peut apercevoir la côte française et la ville d’Hendaye.

Enfin, à 84 km à l’ouest de Saint-Sébastien se trouve Guernica, rendue célèbre par le fameux tableau de Picasso et cœur du nationalisme basque, et qui fut détruite par des avions de la légion condor de la Luftwaffe le 26 avril 1937 pendant la Guerre Civile. Ici se trouvait un chêne sous lequel les basques se réunissaient, décidaient de leurs lois et recevaient le vœu de leurs rois de respecter ces lois basques. Ici ont surtout péri un grand nombre de personnes et se tenait un village qui a été réduit en cendres par les bombardements. Depuis, le village a été reconstruit, et on peut y visiter l’ancien parlement basque, la Casa de Juntas, près de laquelle se trouvent les restes du dernier chêne symbole de l’indépendance basque, et la Fundación Museo de la Paz de Guernica, où sont exposés des souvenirs du bombardement de 1937 : photographies, fragments de bombes,…

San-Sebastian: la visite

lundi 9 février 2009

Ce qu’il faut voir à San Sebastian

On vient à San Sebastian d’abord pour profiter de la plage, de la beauté superbe de la baie et de la cuisine locale. Pour profiter des plus belles vues de la ville, prenez le funiculaire jusqu’au sommet du Monte Igueldo, depuis la Plaza del Funicular 4. Outre le petit parc d’attraction situé au sommet, vous y aurez une vue sensationnelle de la ville, de ses avenues et de ses immeubles Belle Epoque, ainsi que du tracé quasiment parfait de la baie. Le meilleur moment pour y monter est sans nul doute en début de la soirée, lorsque les lumières de la ville commencent à scintiller. Le funiculaire est fermé de Novembre à Mars.

De l’autre côté de la baie, et dominant La Concha, se trouve le Monte Urgull. Cette colline verte se remarque immédiatement de la plage de La Concha avec sa gigantesque statue du Sacré Cœur, œuvre de Federico Coullant en 1950. Ancien rempart militaire transformé en parc, vous y aurez une vue magnifique de la baie, de l’île de Santa Clara et du Vieux Quartier. Pour y grimper (dix petites minutes), aller près de l’église de Santa María del coro, c/ de Agosto, ou du Paseo Nuovo.

En ville, la promenade préférée des locaux (et des visiteurs) est bien évidemment le Paseo de la Concha, le long du front de mer. Longue de près de 7 km, la promenade commence au Parque de Alderdi-Eder à la limite est de la playa de la Concha  près de l’hôtel de ville, passe par le Parque de Miramar, qui marque le début de la plage de Ondarreta. Dans le parc, vous pouvez apercevoir le Palacio de Miramar, qui fut la résidence d’été de la reine María Cristina, mère d’Alfonso XIII. La visite du palais n’est malheureusement pas possible, vous devez vous contenter de celle des jardins.  Vous finirez la promenade par les sculptures du Peine del Viento, un groupe de sculptures métalliques qui semblent sortir tout droit de la pierre, œuvres d’Eduardo Chillida.

San Sebastian: organiser son séjour

lundi 9 février 2009

Saint Sébastien (San Sebastian)

(Donostia en basque)

Située entre les deux collines verdoyantes de Monte Urgull et de Monte Iguelda, face à une superbe baie, la baie de la Concha, l’élégant Saint Sébastien (San Sebastian) est une des plus belles villes d’Espagne. Avec ses deux plages magnifiques, La Concha et Ondarreta, qui suivent la courbure de la baie et une troisième plage, Zurriola, auxquelles s’ajoutent un climat très agréable l’été et quelques-unes des plus belles tables d’Espagne, ce sont les raisons pour lesquelles des flots de touristes inondent chaque année cette ville située à seulement 21 km de la frontière française et en font une destination de tourisme importante.

Arriver à San Sebastian

Avion : Même si la plupart des vols sont plutôt à destination de Bilbao, l’Aeropuerto de San Sebastian (943 66 85 00), situé Fuenterrabia à 20 km de la ville est reliée plusieurs fois par jour à Madrid et à Barcelone. Comptez 20 minutes de bus pour arriver en ville, et un peu plus si votre hôtel n’est pas sur le trajet du bus.

Train : Il y a deux gares à Saint Sébastien : la Estacíon del Norte (Av. de Francia, 902 24 02 02, www.renfe.es) est la gare RENFE, et dessert donc tous les jours les grandes destinations nationales et internationales : Madrid, Barcelone, León ou Paris. Elle sera votre gare si vous venez ici pour le tourisme. La Estación de Amara (Plaza Easo, 9, 942 47 08 15) dessert uniquement les destinations basques.

Bus : Saint Sébastien est relié par bus aux plus grandes villes espagnoles : Madrid, Barcelone, Pampelune, Salamanque, l’Andalousie,… Le principal terminal se situe c/ de los Arquitectos Cortazar, 1, près de la place Pio XII.

Voiture : de France, suivre l’A-8 qui va ensuite à Bilbao. De Pampelune, suivre l’A-15 et ensuite l’A-1. De Barcelone, suivre la direction Pampelune (A-15), et de Madrid, suivre Bilbao (A-68).

Bilbao : la visite

lundi 9 février 2009

Ce qu’il faut voir à Bilbao

Le Musée Guggenheim

S’il n’y avait qu’une seule chose à faire à Bilbao, ce serait la visite du musée Guggenheim. Cette immense construction de 24.000 m², œuvre du célèbre Frank Gehry, est le symbole du renouveau culturel et économique de Bilbao. C’est l’un des monuments les plus célèbres et les plus beaux de notre époque, une véritable sculpture aux dimensions et aux formes irréelles.

Gainé de 30.000 panneaux de titane en écailles de poisson, aux murs faits de pierre calcaire et de verres anti-UV, le Guggenheim étend sa forme ondulante à l’intersection du pont de la Salvé et de la rivière Nervión. Les courbures de la structure donnent une impression de vie et de mouvement et font de l’édifice lui-même une œuvre d’art extrêmement remarquable.

Le Guggenheim dispose certes d’une collection propre où l’on retrouve les plus grands noms du 20e siècle (Klein, Warhol, Kooning, Tàpies, Chillida, …) mais la plupart des œuvres qui y sont exposées sont des œuvres itinérantes qui appartiennent aux autres musées Guggenheim de New York , de Venise, de Berlin. Le Guggenheim diffère donc des autres musées traditionnels où les collections sont permanentes à l’exception de courtes périodes où certaines pièces sont prêtées dans le cadre d’expositions. Ici, les œuvres voyagent d’un musée Guggenheim à l’autre et ce sont les pièces qui vont à la rencontre du public, ce qui permet à l’ensemble des musées concernés de proposer les collections les plus complètes possibles, de Kandinsky à Rothko chez les plus modernes aux artistes plus classiques comme Dali ou Picasso.

Parmi les rares œuvres qui y restent à demeure, notons le célèbre Serpent (qui plus tard sera rejoint par d’autres œuvres pour former l’exposition ‘La matière du temps’) de Richard Serra, composé de trois gigantesque plaques d’acier qui serpentent dans la plus grande salle du musée,  l’atrium, qui du haut de ses 50 mètres de hauteur baigne dans la lumière provenant des immenses baies vitrées; ou le Puppy de Jeff Koons, un west highland terrier géant recouvert de fleurs qui monte la garde à l’extérieur et qui, au départ, devait ne rester que temporairement.

Le Guggenheim de Bilbao reçoit près de deux millions de visiteurs par an, même si ses dimensions spectaculaires font qu’on ne ressent pas du tout une impression de surpeuplement. Comptez au moins deux heures pour visiter le musée, voire plus si vous êtes intéressés par l’une des expositions temporaires- aux sujets extrêmement variés qui vont de Michel-Ange à l’évolution des motos-  qui prennent place dans la non moins immense Galerie 104, une caverne de 130 m de long sous le pont de la Salvé.

Attention : ne laissez pas des articles de valeur ou des objets en vue dans votre voiture si vous vous garez dans les parkings autour du musée. Le musée n’est pas responsable de ces parkings, et il arrive de temps en temps que des visiteurs reviennent d’une demi-journée de visite pour trouver leur voiture dévalisée en plein jour. Mieux, venez en taxi ou en transport en commun.

Av. Abandoibarra 2, www.guggenheim-bilbao.es

Museo de Bellas Artes

Même s’il est éclipsé en prestige par le Guggenheim, il s’agit bien de l’un des plus importants musées espagnols, avec des œuvres qui datent aussi bien du Moyen-Âge que de la période moderne. On y trouve des tableaux de grands peintres comme Murillo, Velasquez, de Goya, de Zurbaran et du Greco pour les espagnols, ou de Massys et de van Dyck pour les autres. Dans une autre aile, le musée dispose d’œuvres de Gauguin, Picasso, Fernand Léger, Cézanne, Tàpies ou Sorolla. Enfin, des artistes basques du 19e et du 20é siècle y sont également mis à l’honneur.

Plaza del Museo 2, www.museobilbao.com

Museo Vasco

Ce musée est dédié à l’archéologie, à l’ethnologie et à l’histoire basque, comme son nom l’indique. Situé au centre du Vieux Quartier, il est établi dans un ancien cloître jésuite. On peut y voir différents éléments, depuis des maquettes de bateaux aux outils de la construction navale, des reconstructions de la vie politique et sociale basque ou des pierres tombales basques, ainsi que les équipements pour jouer à la pelote.

Plaza Miguel de Unamuno 4, www.euskal-museoa.org

Casco Viejo

A l’est de la rivière Nervíon se trouve Casco Viejo, le Vieux Quartier de Bilbao. Bilbao, qui date pourtant du Moyen Age, ne dispose pas de beaucoup d’édifices ou de monuments médiévaux. Il reste pourtant le petit Casco Viejo, qui a été proclamé monument historique et artistique national, et qui date de la fondation de la ville en 1300. Cette zone vivante et authentique est également notable par le nombre de bars et de restaurants qu’on peut y trouver, notamment dans les Siete Calles (les sept rues), sept rues parallèles qui partent de la rivière. En son centre se trouve la Cathédrale de Santiago, un édifice de style gothique qui date du 14e siècle et qui fut restauré au 16e siècle après un incendie, tandis qu’à la lisière du Vieux Quartier se trouve la Plaza Nueva, une place à 64 arcades où un marché se tient tous les dimanches. Pas très loin se trouve l’Iglesia de San Nicolas, la plus grande église du voisinage.

De mi-août à début septembre se déroule la fête de la Semana Grande, dédiée à la Vierge de Begoña. Si vous séjournez à Bilbao pendant cette période, vous aurez droit à des spectacles, des feux d’artifices, la fête taurine dans les arènes. Des regattas (régates) ont également lieu sur le Río Nervión.

Bilbao : organiser son séjour

lundi 9 février 2009

Bilbao

(Bilbo en basque)

 

Il y a quelques années, on aurait dit de Bilbao que c’est une ville grise, triste, industrielle voire industrieuse. Depuis, Bilbao a connu une renaissance, et la ville s’est retrouvée revitalisée par un programme de grands investissements, dont l’implantation du Musée Guggenheim, le nouveau métro ou le nouvel aéroport sont les exemples les plus visibles, et le tourisme a pris son envol.

Arriver à Bilbao

Vol : Œuvre du célèbre architecte Santiago Calatrava, qui a signé entre autres la gare de Lyon-Saint-Exupéry et l’opéra de Valence et qui est en charge de la construction de la future station de métro du World Trade Center à New York ou du gratte-ciel Chicago Spire, l’Aeropuerto Internacional de Bilbao Sondica (944 53 23 06) se trouve à une dizaine de kilomètres au nord de la ville. C’est le seul aéroport international du Pays Basque, avec des vols vers les plus grandes destinations européennes (dont Paris) et espagnoles. Après votre vol, un bus (944 48 40 80) vous emmène de l’aéroport à la station de bus près de l’hôtel de ville en centre-ville en une demi-heure,. Des taxis peuvent également vous y emmener.

Train : Bilbao est à 7 – 8 heures de Madrid et 10 h de Barcelone. Des trains partent également pour Malaga ou vers la Galice.  La Estacíon de Abando del Norte se trouve Plaza circular 2 (902 24 02 02, www.renfe.es), juste à côté de la Plaza de España. Si vous voulez prendre les trains régionaux, vous les trouverez à côté de la gare RENFE, à la Estacíon de Santander (c/ Bailén 2, 944 25 06 33).

Bus : Arriver ou partir en bus à /de Bilbao est un peu compliqué étant donné le nombre de  terminaux de bus présents en ville. Vous trouverez c/ Gurtubay, 1,  plusieurs bus par jour pour Madrid et pour Barcelone, tandis qu’il faudra aller à la Estacíon de Buses de Garillano pour attraper des bus à destination ou en provenance de Saint Sébastien. De nombreuses autres destinations sont par ailleurs desservies par plusieurs terminaux un peu partout dans la ville.

Voiture : De/vers Barcelone, A-2 ; de/vers Madrid, A-1 ; de/vers la France et Saint Sébastien, A-8 ; de/vers Pampelune, N-240.

 

Infos pratiques

Office du tourisme : Vous trouverez les offices du tourisme Plaza Ensanche, 11 (944 79 57 60) ; à l’av. Abandoibarra, 2, près du Guggenheim; ou encore à la Plaza Arriaga, s/n. Pour une carte de la ville, pour une liste des hôtels ou pour des activités et des bons plans pour vos vacances, rien de mieux que l’office du tourisme.

Circulation : Si vous ne comptez pas sortir de la ville, vous pouvez atteindre toutes vos destinations en prenant le nouveau métro ou l’EuskoTran (le tramway). Vous pouvez également choisir de visiter la ville à pied, même si du vieux quartier (Casco Viejo) à la nouvelle ville (Abando), il y a une sacrée trotte. Si votre hôtel se trouve loin du centre, prenez le bus ou la voiture.

S’orienter : Le centre historique de Bilbao a été bâti sur une boucle du Río Nervion. La plupart des plus grands magasins, banques, hôtels  et autres infrastructures touristiques sont à courte distance de la Gran Via, qui parcourt la ville de l’est à l’ouest. Le vieux quartier est à l’est du centre moderne, de l’autre côté de la rivière. La carte fournie par l’office du tourisme est très claire.

Sécurité : comme dans tous les sites touristiques, faites attention aux vols près du Guggenheim. Le plus souvent, une prudence élémentaire suffit pour éviter le vol d’objets qu’on laisse traîner dans sa voiture.

 

Hôtels et camping

Parmi les grands hôtels de Bilbao, le prestigieux Gran Hotel Domine (Alameda de Mazarredo, 61), du haut de ses cinq luxueuses étoiles, fait face au Musée Guggenheim. La façade en pierres polies et aux vitres noires de cet hôtel ultramoderne et futuriste apparaît comme un reflet de l’architecture du Guggenheim. A proximité se trouve le Miró Hotel (Alameda Mazarredo, 77), tout aussi futuriste et reflet des créations du designer de mode Antonio Miró.  Vous pouvez également vous installer juste aux portes du Vieux Quartier, dans un hôtel high tech situé dans un immeuble du milieu du 19e siècle, au Petit Palace Arenal (Bidebarrieta 2).

Dans un registre un peu moins luxueux, vous pouuvez aller à l’Hotel Iturrienea (c/Santa María Kalea, 14) ou à l’Hostal Residencia Gurea (c/ Bidebarrieta, 14), au cœur du Vieux Quartier.

Les amateurs de camping iront s’installer au Camping Sopelana (Playa Atxabirbil, 30, Sopelana), à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville, et qui, outre les équipements d’usage, a l’immense avantage de se trouver à 150m de la plage. Des bus et des trains relient Bilbao à ce camping.

Plutôt que de résider à l’hôtel, choisissez la location d’appartements si vos vacances durent plus longtemps. Consultez notre page de locations si vous voulez en savoir plus.

Restauration

Le restaurant du Guggenheim (Abandoibarra Etorbidea 2) est LE restaurant où il faut aller. Complet toutes les nuits, il est situé à l’intérieur même du musée, et vous vous installerez sur des meubles qui ont été conçus par Frank Gehry, l’architecte du musée lui-même. Tant pour son cadre que pour sa carte, ce restaurant est cependant tellement réputé que la réservation est de rigueur et l’attente est assez longue. Vous pouvez également goûter au meilleur représentant de la cuisine basque chez Bermeo (Ercilla 37-39), situé dans le Gran Hotel Ercilla, et qui accueille tout ce que le Pays Basque compte d’homme politiques, d’auteurs ou d’intellectuels avec une carte exceptionnelle. Pour bien manger tout en ne plombant pas son budget, vous devrez quitter la ville (Ctra Enekuri-artxanda, km 3) et aller à La Escuela, où des jeunes élèves futurs chefs s’exercent avant d’aller travailler dans les plus grands restaurants.

Vie nocturne

Commencez par vous promener dans les ruelles étroites du Vieux Quartier, où vous trouverez (c/ Pozas et c/ Barrencalle) force bars et bodegas.  Après avoir pris quelques verres, vous pourrez vous diriger vers les discothèques, dont le Disco-Pub Crystal (Plaza Venezuela,1), ou au High Club (Naja, 5), à prédominance gay. Le vendredi et le samedi soir, vous pouvez aller au Cotton Club (c/ Gregorio de la Revilla, 25) où les jeunes s’éclatent au son des derniers tubes à la mode.

Le Pays Basque

lundi 9 février 2009

Des différents peuples qui composent l’Europe, les basques sont l’un de ceux dont on retrouve la trace le plus tôt. La langue basque, l’euskera, précède les différentes langues dérivées du latin, et son origine est plongée dans les méandres de l’histoire la plus lointaine, à tel point que les chercheurs discutent encore sur la question.

Historiquement, le Pays Basque a toujours été une région isolée et farouchement indépendante. Dès l’occupation romaine, les basques ont résisté à toute influence extérieure, et cet état d’esprit se maintint jusqu’au 19e siècle, quand les basques acceptèrent finalement la prééminence politique castillane, même si jusqu’en 1876 ils purent jouir de leurs anciens droits et privilèges. Pendant la Guerre Civile, les basques s’opposèrent à Franco, qui symbolisa plus que tout autre l’unification espagnole et la domination madrilène. De cette opposition résulta une répression violente pendant la période franquiste, qui à son tour engendra les ressentiments de la population envers le gouvernement de Madrid. Le résultat le plus spectaculaire et le plus dramatique de ces divergences est l’apparition d’ETA en 1959, qui revendique la lutte armée et le terrorisme comme instruments légitimes pour parvenir à un Pays Basque indépendant. Les questions politiques ne gêneront toutefois en rien le touriste qui séjourne au Pays Basque, et il y sera toujours accueilli les bras ouverts.

Le Pays Basque espagnol est composée de trois provinces : Guipúzcoa (qui a comme capitale Saint Sébastien), Viscaya (capitale : Bilbao) et Alava (capitale : Victoria). Les trois provinces sont situées dans la partie orientale de la cordillère cantabrique, entre les Pyrénées et la vallée du Nervión, dans la partie la plus verte d’Espagne, España Verde, qui d’ailleurs ressemble plus  à la Suisse qu’aux autres régions espagnoles. Pluies et nuages sont relativement courants ici, et le temps est en général frais et un peu venteux, même si pendant l’été, vous pourrez sans problème vous prélasser au soleil à la plage. La meilleure période pour visiter le Pays Basque est donc au printemps, en été et en automne, même si les mois de juillet et d’août sont bien évidemment ceux où il y a le plus de touristes.