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L’Espagne: trois clichés

Dimanche 1 mars 2009

Lorsqu’on évoque l’Espagne, on a tous des images qui nous viennent en tête, des images immédiatement reconnaissables qui représentent l’Espagne dans notre inconscient collectif. Le pays ne se limite certes pas à ces images d’Epinal, loin de là ! Vous verrez au fil des pages à quel point il est riche et divers. Mais, qu’on le veuille ou non, de même que la Tour Eiffel ou les Champs-Élysées représentent la France pour l’éternité, et que Big Ben ou Buckingham Palace font la une des guides sur la Grande Bretagne, l’Espagne est souvent décrite par quelques clichés touristiques universels.

Si vous connaissez déjà assez bien l’Espagne, cette présentation ne sera qu’un rappel pour vous (et peut-être qu’elle fera remonter de délicieux souvenirs). Si vous ne connaissez pas, mais désirez devenir rapidement un hispanophile, cette partie est pour vous. Après l’avoir lu, vous aurez l’eau à la bouche, votre valise sera prête et vous trépignerez de hâte, attendant impatiemment le moment d’y partir.

La corrida en Espagne

Matador

La corrida est pour les espagnols un art, une tradition culturelle raffinée et symboliquement chargée. Elle dépasse largement un simple divertissement ou le sport pour devenir une véritable cérémonie solennelle, certes un peu difficile à comprendre et à accepter pour beaucoup d’étrangers.

Quelles que soient votre opinion en matière de corrida, souvenez-vous que vous êtes ici un invité, et abstenez-vous d’offenser vos hôtes. Si vous abhorrez la tauromachie, n’en parlez pas et évitez de fréquenter les arènes.

Chaque année, plusieurs milliers de corridas se déroulent en Espagne, généralement de mars à octobre, et les plus grandes arènes se trouvant à Madrid, Séville ou à Ronda. Les toreros sont des vedettes nationales, l’égal des footballeurs et des vedettes de cinéma.

Une corrida se passe généralement en trois étapes : d’abord, le matador prend la mesure du taureau avec une capote rose, tandis que les picadores se servent de longues piques pour l’affaiblir. Ensuite, les bandilleros à cheval posent des banderilles multicolores, affaiblissant encore le taureau. Enfin, le matador, en habit de lumière, réalise des passes avec sa muleta, sa cape rouge, au son des olés du public en folie, jusqu’au moment de l’estocade, que le matador doit exécuter précisément en enfonçant son épée entre les épaules du taureau. Si le matador a démontré une exécution parfaite de son art, le public va alors sortir ses mouchoirs blancs pour lui attribuer les deux oreilles et la queue. Si au contraire le taureau s’est montré exceptionnellement valeureux, le président de la corrida peut lui accorder une grâce, et il finira sa vie tranquillement à la campagne.

Cadaquès et Pubol: Sur les traces de Salvador Dali

Vendredi 20 février 2009

Cadaqués

Cadaqués est un charmant petit village côtier, tourné vers son port et vers la mer, et a gardé une grande partie de son cachet authentique, malgré la foule de visiteurs qu’il reçut et continue de recevoir depuis que Dali s’est installé à Lligat, juste à proximité. C’est un parfait paysage de carte postale : eaux bleues, petits bateaux de pêche sur le sable blanc, vieilles maisons baignées de blancs, petites rues étroites.

 

Cadaques

Cadaques

 

 

Cadaqués pratique

Plusieurs bus relient Figueres à Cadaqués tous les jours, compter entre 1 heure et 1 heure et quart de trajet. Si vous venez en voiture, suivez la C260 depuis Figueres, puis prenez la petite route tout en courbes jusqu’à Cadaquès.

L’office du tourisme de trouve c/ Cotxe 2 (972 25 83 15). Il vous donnera le liste des hôtels à Cadaqués et des hôtels dans la région, ainsi que la liste des jolis coins à visiter.

L’offre en hôtels n’est pas énorme à Cadaqués. Notons tout de même l’hôtel Rocamar (Doctor Bartomeus), situé près de la plage et très confortable, ou l’Hôtel Playa Sol (Platja Planch, 3), situé dans un emplacement qui autorise une très belle vue de la baie et de la ville. Sinon, vous pouvez toujours opter pour un hôtel dans la région (à Roses par exemple), ou encore opter pour la location. Dans ce cas, veuillez consulter notre page locations d’appartements en Espagne.

Aucun restaurant exceptionnel à signaler, même si il y a des établissements de qualité comme La Galiota (c/ Narcís Monturiol, 9), situé près de la cathédrale et qui sert une cuisine française et catalane, ou la Celeste (c/ Nou, 1), aux spécialités italiennes.

Pour ceux qui comptent passer la soirée, L’Hostal (Paseo 8a) est un excellent club de jazz, dont Dalí fut l’un des habitués.

Figueres: sur les traces de Salvador Dali

Vendredi 20 février 2009

Salvador Dali (1904-89), chef de file du surréalisme, peintre de génie et personnage excentrique est né dans à Figueres, vécut une partie importante de sa vie à Cadaquès et est enterré à Figueres. Tout amateur du peintre (et de peinture en général) se doit donc de mettre cette région dans son carnet de voyage parmi les endroits à visiter. Mais même si vous ne connaissez pas Dali ou ne vous intéressez pas à son art, les lieux suivants sont suffisamment intéressants pour mériter la visite.

Figueres

Figueres fut autrefois importante dans l’histoire espagnole : c’est ici que Philippe V épousa Marie-Louise de Savoie, ce qui eut comme conséquence directe la Guerre de Succession espagnole. Maintenant, on visite la cité pour une seule raison : Dali (et son musée).

Figueres pratique

Un train relie toutes les heures Figueres à Barcelone, et tous le trains entre la France et Barcelone s’y arrêtent. De Cadaquès, le trajet en bus dure 60 à 90 minutes. En voiture, suivez l’A-7 d’où que vous venez, et prenez la sortie Figueres.