Cathédrale | Espagne : voyage, location de voitures, météo... - Part 2

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Grenade: la visite

Lundi 26 janvier 2009

Ce qu’il faut voir à Grenade

L’Alhambra et le Generalife:

En guise de remarque préalable, sachez que l’Alhambra ferme ses portes au public du 25 décembre au 1er janvier. Comme c’est la principale attraction de la ville, et l’une des principales d’Espagne, il vaut mieux le savoir avant de programmer ses fêtes de fin d’année là-bas. De plus, à cause du nombre très important de visiteurs, le nombre de personnes admises à l’Alhambra est limité afin de protéger le monument des ravages du tourisme de masse. Essayez d’arriver le plus tôt possible, et malgré cela vous en aurez probablement pour des heures à attendre en haute saison. Sinon, vous pouvez acheter à l’avance des tickets, soit en ligne sur http://www.alhambra-tickets.es/ ou auprès du distributeur automatique de la banque La Caixa. De plus, pour profiter à fond de la visite, louez un audioguide qui vous permettra d’en savoir plus sur le monument.

 

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Remarquable de beauté, la Calat Alhambra (le château rouge) composée de trois palais, est l’une des plus impressionnantes forteresses jamais construites. Le palais autrefois occupé par les princes Nasrid et leurs harems représente l’apogée de l’architecture musulmane en Espagne. L’extérieur vous semblera plutôt sobre, et c’est à l’intérieur que se situent les merveilles de ce palais. Vous passerez d’abord par le Mexuar, le palais des Nasrids (Palacios Nazaries) et la partie la plus remarquable de l’Alhambra, où se trouvait la salle du conseil du sultan. La plus grande salle a été convertie en chapelle par la suite, et de la chapelle, vous avez une vue panoramique jusqu’à l’Albaicín. Vous vous trouverez ensuite dans le Patio del Mexuar,  où le sultan s’asseyait sur des coussins géants en écoutant les doléances de ses sujets. Vous passerez par le Patio de los Arrayanes et son bassin-miroir entouré de myrtes et son parquet en marbre blanc. Juste après, vous vous retrouvez au Salon des Ambassadeurs, une salle du trône finement gravée construite entre 1334 et 1354, et dont le dôme en bois de cèdre évoque les sept paradis de l’Islam. Vous pourrez y profiter d’une magnifique vue panoramique.

Vous passerez ensuite à l’œuvre architecturale la plus achevée de l’Alhambra, le Patio de los Leonares, qui a en son centre la plus belle fontaine d’Andalousie, reposant sur 12 lions de marbre représentant les heures du jour, les mois de l’année et les signes du zodiaque. 124 colonnes en marbre supportent les arcades qui délimitent ce patio. C’est le cœur du palais, son endroit le plus privé. La suite est une succession de merveilles, pour ne citer que la Sala de los Abencerrajes au plafond en forme d’alvéoles dorées, la Sala de las Dos Hermanas, la Sala de los Reyes, grande salle où se tenaient les banquets, avec son plafond en cuir peint qui date des années 1300 ; le Patio de la Reja, les Baños reales, bains royaux aux décorations multicolores et aux ouvertures en forme d’étoiles.

A l’est de ces bains se trouve le jardin Daraxa et au sud le Mirador de Daraxa, le balcon privé du sultan qui donnait sur Grenade. Visitez également le magnifique Jardines del Partal, des jardins dominés par la Torre de las Damas et son pavillon avec une portique aux cinq arcs, dernières traces du Palacio del Partal, le plus ancien palace de l’Alhambra. Enfin, dirigez-vous vers le sud-ouest pour visiter le Palacio de Carlos V, le superbe palais Renaissance où vécut Charles Quint. Le contraste avec le reste du groupe architectural est frappant. On y trouve deux musées, le Museo de la Alhambra, qui regroupe des œuvres hispano-musulmanes, dont la fameuse amphore bleue haute de 132 centimètres ;  et le Museo Bellas Artes en la Alhambra. Enfin, essayez de voir la forteresse moyenâgeuse de l’Alcazaba, la partie la plus ancienne de l’Alhambra et qui date du 9e siècle.

A la sortie de l’Alhambra, prenez le Paseo de los Cipreses pour vous diriger vers l’immeuble principal de la Generalife, construit au 13e siècle sur 30 hectares de jardins. Parmi les chefs d’œuvres de la Generalife, remarquez la Escalera del Agua (Escalier d’eau), le jardin oriental du Patio de la Acequía construit autour d’un long bassin dont les jets d’eau forment des arcs élégants, et le Patio de la Sultana.

Palacio de Carlos V, www.alhambra-patronato.es

Cadix: la visite

Lundi 26 janvier 2009

 

Ce qu’il faut voir à Cadix

Cadix

Vue de Cadix

Cathédrale de Cadix :

Cette cathédrale au dôme doré baroque et à  l’intérieur néo-classique fut commencée en 1720 et achevée en 1838. C’est ici, dans la dernière des cathédrales financées par les riches du Nouveau Monde, que Haydn composa les « Sept dernières paroles ». Le trésor de la Cathédrale comprend la Custodia del Millón, un ostensoir composé d’un million de pierres précieuses, et est rempli de biens précieux originaires du Nouveau Monde, et que l’on sort lors des processions du Saint-Sacrement.

Plaza Catedral.

A côté, on peut visiter l’Iglesia de Santa Cruz (Plaza Fray Félix), qui fut l’ancienne cathédrale de la ville, construite au 13e siècle, détruite par l’envahisseur britannique en 1592 et reconstruite. Derrière la Cathédrale, on peut également visiter les ruines d’un ancien théâtre romain.

Vous pouvez également visiter le musée de Cadix (Plaza de Mina s/n). On y retrouve un mélange d’art et de trésors archéologiques, des reliques romaines et phéniciennes, des sarcophages mais également des collections de peintures de Zurbaran, Murillo et d’autres maîtres espagnols. De là, suivez la c/ Sagasta jusqu’à la place San Felipe Neri pour visiter l’Oratorio de San Felipe Neri, où a été rédigée la première constitution espagnole pendant l’invasion napoléonienne de 1810-1812.

La promenade le long du bord de mer vaut à elle seule le détour par Cadix. C’est là qu’on comprend le mieux la ville et son rapport avec la mer. Les paséos du sud et de l’ouest dominent l’océan, et vous amèneront jusqu’aux fameux jardins de Cadix, dont le Parque Genovés aux arbres et plantes exotiques provenant du monde entier, son jardin de palmiers et ses singes qui viennent vous saluer. L’été, on y donne des concerts. De la, allez jusqu’à la Playa de la Caleta, l’une des plages les plus populaires de la ville, et où l’on retrouve le Castillo de Santa Catalina, construite en 1598 et ancienne citadelle de la ville.

Séville: la visite

Lundi 26 janvier 2009

La Cathédrale et la tour Giralda

Plus grande construction gothique au monde et troisième plus grande église en Europe après Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul à Londres, et disposant du plus grand autel du monde, la cathédrale de Séville a été construite à la fin du 15e siècle avec cet objectif pour ses bâtisseurs : « que ceux qui viendront après nous nous prennent pour des fous ». Bâti sur le site d’une ancienne mosquée, l’édifice n’a mis qu’un siècle avant d’être achevé (ce qui est très rapide pour une cathédrale) et représente la confiance retrouvée de l’après Reconquista.

A l’entrée de la cathédrale se situe le Patio de los Naranjos, un cloître où l’on retrouve des rangées d’orangers (d’où son nom), et qui est l’un des rares restes de la mosquée initiale. On dit que c’est ici que les maures effectuaient leurs ablutions avant la prière, des lignes du Coran sont inscrites sur les murs et en son centre se trouve une fontaine wisigothe. Juste à côté s’élève la Torre de Giralda, l’autre survivant de la mosquée d’origine. Ce minaret du 12e siècle a vu plus tard l’ajout de 25 cloches au 16e siècle, et d’un sommet qui date de la Renaissance. Il fait 97 m et vous ne voudriez manquer pour rien au monde sa montée. Il n’y a pas d’escalier, mais une rampe sans fin qui monte et qui monte. Une fois parvenu en haut, la vue de Séville vaut largement les efforts fournis.

Une fois dans la Cathédrale, dirigez-vous vers la Capilla Mayor (la chapelle principale) dont les grilles sont de Fray Francisco. On y découvre le Retablo Mayor , un retable gothique parmi les plus grands au monde, composé de plus de 1 000 personnages qui sont gravés dans des panneaux en reliefs de feuilles délicatement dorées retraçant la vie du Christ. Vous y découvrirez également le Sépulcre de Christophe Colomb, un sarcophage imposant en marbre qui contiendraient les restes du grand explorateur (ce que les dernières études scientifiques semblent avoir confirmées). Le sarcophage est porté par des statues représentant les quatre premiers Royaumes Catholiques : l’Aragon, la Castille, le Léon et la Navarre. Du côté est de la Cathédrale, on distingue la Capilla Real (chapelle royale), dont la pièce majeure est une statue de la Virgen de los Reyes (la Vierge des Rois) du 13e siècle, que le roi Fernando III a commanditée après avoir reçu une vision de la Vierge lui annonçant qu’il allait conquérir Séville. L’urne placée juste devant l’autel contient les restes de ce roi. Le trésor de la Cathédrale est réparti dans plusieurs salles de style plateresque au sud de la chapelle principale, près de la sortie. On y retrouve la Courona de la Virgen de los Reyes, une couronne parsemée de bijoux hors de prix, des chefs d’œuvres de maîtres sévillans tels que Murillo ou Pedro de Campaña, des reliques diverses et les clés de la ville obtenus par Fernando III lorsqu’il reprit la ville aux maures en 1248.

Av. de la Constitución s/n, www.catedraldesevilla.es