Picasso | Espagne : voyage, location de voitures, météo...

Archive pour le mot-clef ‘picasso’

Majorque: la visite (et la plage)

Dimanche 1 mars 2009

Catedral La Seu

 

Cathédrale La Seu de Majorque

Cathédrale La Seu de Majorque

 

 

Commencée en 1229 et achevée en 1601, cette cathédrale de style gothique levantin et gothique français, à la voûte centrale haute de 43 mètres, est impressionnante vue de l’extérieur. Située au sommet du centre historique, elle domine Palma de Majorque de sa forme massive scandée par des contreforts, avec son immense clocher qui abrite la cloche géante N’Eloi. De l’intérieur, on peut voir une peinture murale de Miró, des sculptures de Guinovart, ainsi que la Capella de la Santíssima Trinitat (chapelle de la Sainte Trinité) où sont enterrés les rois de Majorque.

De 1901 à 1914, Anton Gaudí fut chargé de la restauration de la cathédrale mais le projet ne fut pas achevé pour cause de divergence entre le grand architecte et ses commanditaires. Il reste des travaux de Gaudí le rapprochement des stalles vers le chœur, ainsi que la rosace de la cathédrale.

Parmi les différentes pièces religieuses visibles au musée de la cathédrale, on peut voir le retable de Saint Sébastien, saint patron de la ville, ainsi qu’un reliquaire de la Vraie Croix, datant du 15e siècle.

C/ Palau Reial, www.catedraldemallorca.org

 

Palau de l’Almudaina

Aujourd’hui résidence officielle de la famille royale lorsqu’elle séjourne dans l’île, ce palais situé juste à côté de la cathédrale fut autrefois une forteresse et la résidence des califes maures qui régnèrent sur l’île du 11e au 13e siècle. A ce titre, on peut y voir un mélange de styles, l’extérieur gardant le style mudéjar tandis que l’intérieur est de style gothique et Renaissance.

C/ Palau Reial

Madrid la moderne 1ère partie

Samedi 28 février 2009

Museo del Prado

Le musée du Prado est l’un des plus grands musées au monde, derrière le Louvre mais peut-être devant tous les autres, et c’est à juste titre s’il est l’un des monuments les plus visités d’Espagne. On y trouve plus de 7.000 tableaux, mais également des sculptures, de dessins, de pièces de monnaies ou de médailles. Tout amateur d’art se doit de le visiter au moins une fois, tant ses collections d’œuvres du 12e au 19e siècle sont importantes.

Les pièces exposées au musée du Prado appartinrent d’abord aux collections royales que toutes les dynasties enrichirent, des Habsbourg (et notamment Charles Quint, grand amateur des œuvres du Titien) aux Bourbons. Ouvert en 1819, il se révéla rapidement trop exigu et dès 1918 fit l’objet de premiers grands travaux d’extensions. Les derniers travaux d’extension notables datent de 2007, avec une construction souterraine qui relie le bâtiment principal à un autre bâtiment entièrement refait.

Le Musée du Prado est évidemment le lieu d’exposition privilégié des tableaux de maîtres espagnols, mais il ne se limite pas à ces derniers. Parmi les grands tableaux qu’on peut y voir, voici ceux qu’il ne faut absolument pas manquer pour une première visite :

- Las Meninas, de Velázquez. C’est LE chef d’œuvre du Prado, sa Joconde en quelque sorte. Ce tableau représente la famille de Felipe IV autour de l’Infante Marguerite, personnage central et lumineux de l’œuvre.

- Une importante collection de tableaux de Velázquez est exposée au Prado, dont le Triomphe de Bacchus, la Crucifixion, l’Adoration des Mages, et la Reddition de Breda.

- Autre maître espagnol dont le Prado dispose d’une immense collection: Francisco de Goya avec le Parasol, la Maja Nue, la Maja vêtue, ou encore des tableaux relevant de ses peintures noires : Saturne dévorant un de ses fils, Pèlerinage à San Isidro, Leocadia. Il y a surtout ses deux chefs d’œuvres : Dos de Mayo (deux mai) et Tres de Mayo (trois mai), représentation des soulèvements contre l’armée française en mai 1808 et des lourdes représailles qui s’en suivirent.

- El Greco : l’Adoration des Bergers, la Sainte Trinité.

- Murillo : l’Immaculée Conception.

- Zurbarán : l’Agnus Dei.

- Rembrandt : Artémis.

- Rubens : les Trois Grâces.

- Raphael : Portrait d’un Cardinal.

- Bosch : le Jardin des Délices, Les sept Péchés Capitaux.

- Bruegel l’Ancien : le Triomphe de la Mort.

- Fra Angelico : l’Annonciation.

- Le Titien : Charles V à Muhlberg ; Autoportrait

 

Paseo del Prado, Métro Banco de España ou Atocha. www.museodelprado.es

Barcelone: la Ribera

Vendredi 20 février 2009

Connue également comme le quartier d’El Born, la Ribera est délimitée par la Vía Laietana et la Carrer de Princessa. N’oubliez pas de passer par la carrer de Montcada, une rue piétonne bordée de maisons qui datent du 14e siècle, depuis la carrer de Princesa près du musée Picasso jusqu’à l’église de Santa Maria del Mar et le Passeig del Born. A la fin du Passeig del Born, on découvre le Mercat del Born, un ancien marché conçu en 1876 par Josep Fontserè i Mestre, depuis fermé et toujours en travaux dans l’attente de le convertir en bibliothèque (les travaux à l’intérieur ont permis de découvrir des ruines romaines, et les travaux sont ralentis le temps de les étudier).

 

El Palau de la Música Catalana

Conçue par le grand architecte moderniste Lluís Domènech i Montaner, ce palais est un édifice exceptionnel et une véritable illustration parfaite du modernisme catalan, qu’on peut malheureusement difficilement appréhender dans sa totalité étant donné que les immeubles à proximité cachent et gâchent quelque peu la vue. Le palais fut inscrit à la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1997.

Deux façades sont remarquables, avec un groupe de mosaïques qui se rejoignent à l’angle par La Cançó Popular (la chanson populaire), une sculpture de Miquel Blay. Une colonnade centrale et fleurie porte les bustes de trois grands compositeurs : Beethoven, Bach et Palestrina (pour éclairer votre lanterne, c’est un compositeur italien de la Renaissance). Le buste de Wagner est également sur le côté. A l’intérieur, le vestibule est décoré par une peinture murale de Massot tandis que le plafond est décoré de céramiques en forme d’étoiles.  Le modernisme spectaculaire est particulièrement éblouissant dans l’auditorium du premier étage. Domènech i Montaner a recruté les plus grands artisans de son temps pour que pratiquement l’intégralité de la surface de la salle soit décorée et embellie avec un luxe de détail extraordinaire. Au plafond, un dôme inversé est entouré par une quarantaine de figures féminines qui représentent un chœur. A l’arrière de la scène, on peut voir les Muses del Palau, une série de bustes en terre cuite jouant des instruments de musique. A la gauche de la scène, on peut admirer le buste de Josep Clavé, directeur de l’Orféo, qui fut une organisation essentielle dans la Renaixença catalane, le renouveau de la culture et du nationalisme catalan, réalisée par Pau Gargallo et Dídac Masana, qui réalisèrent également de l’autre côté de la scène une représentation de la Chevauchée des Valkyries de Wagner, sous les yeux d’un buste de Beethoven.

c/ de Sant Francesc de Paula 2, Metro Urquinaona.