Abbaye | Espagne : voyage, location de voitures, météo...

Archive pour le mot-clef ‘abbaye’

San Lorenzo El Escorial

Dimanche 1 mars 2009

Situé au pied de la Sierra de Guadarrama à 49 km de Madrid, San Lorenzo fut choisi en 1563 par Felipe II pour accueillir un monastère à la dimension exceptionnelle qui servirait aussi de mausolée à la dynastie des Habsbourg deux ans après qu’il ait décidé de déménager la capitale du royaume à Madrid. Deux évènements motivèrent le roi : d’abord, la victoire espagnole face aux français lors de la bataille de Saint Quentin le 10 août 1557, le jour de la saint Laurent (San Lorenzo en castillan) ; et ensuite la mort de Charles Quint, père de Felipe II, un peu plus d’un an après (25 septembre 1558), ce dernier expliquant pourquoi le monastère est d’apparence aussi austère. Que cette apparence ne vous décourage toutefois pas : San Lorenzo de El Escorial est un non seulement superbe monument mais également un musée très important, sa visite est non seulement suggérée, mais chaleureusement recommandée, et il est tout à fait normal que le site soit classé dans la liste du Patrimoine Mondial par l’Unesco.

Monastère San Lorenzo del Escorial

Monastère San Lorenzo del Escorial

Venir à El Escorial

Aujourd’hui, El Escorial est un lieu de villégiature très apprécié des madrilènes l’été, lorsqu’ils ont besoin de fuir la chaleur étouffante en ville. On peut y venir par plusieurs moyens :

- de (très) nombreux trains cercanías font chaque jour la liaison entre les gares d’Atocha, de Nuevos Ministerios et de Chamarin et San Lorenzo. Le voyage dure un peu plus d’une heure. La gare de San Lorenzo est à un kilomètre et demie du monastère royal ; vous pouvez tranquillement rejoindre le monastère à pied, ou prendre le bus qui fait la liaison.

- plusieurs dizaines de bus font l’aller-retour Madrid - El Escorial tous les jours (un peu moins le dimanche). A Madrid, départ à la station de bus près du métro Moncloa.

- en voiture, suivez l’A-6 (l’autoroute de la Corogne), puis sur l’AP-6 (la version payante de l’A-6), sortie n°47 El Escorial-Guadarrama, et de là suivre les indications.

Office du tourisme d’El Escorial :

L’office se trouve c/ Grimaldi 2.

La Ruta del Cister

Vendredi 20 février 2009

La route des monastères cisterciens: Poblet, Vallbona de les Menges, Santes Creus

Si vous avez une voiture, je vous conseille vivement de consacrer une journée de votre séjour à Tarragone à suivre la ruta del cister, la route des monastères cisterciens.

Petit rappel historique. Au 11e siècle, Robert de  Champagne, abbé de Molesme, rejette le laxisme avec lequel les règles de Saint-Benoît étaient désormais appliquées par les monastères dépendant de l’ordre de Cluny, et tenta de réformer différents monastères bénédictins et de ramener ses frères à un respect plus pur des principes fondamentaux de l’ordre. Avec quelques compagnons, il finit par s’établir à Cîteaux pour y construire un nouveau monastère, l’ordre de Cîteaux (d’où le nom de cistercien). L’ordre, qui prêchait un retour aux vraies valeurs de Saint-Benoît, ne connut cependant une progression fulgurante qu’après que Saint Bernard de Clairvaux la rejoignit en 1112. L’année suivante, Cîteaux crée sa première filiation à La Ferté, dans le diocèse de Chalons. Peu à peu, au fil des ans, de nouvelles monastères furent créées ou rejoignirent l’ordre, et l’ordre commença à se répandre d’abord un peu partout en France, et ensuite en Europe, multipliant les possessions et accroissant considérablement sa puissance.

En suivant la N-240 depuis Tarragone (ou l’AP-2 depuis Barcelone), passez par le petit village de Montblanc (qui mérite également une petite visite, ne serait-ce que pour ses remparts) et par l’Espluga de Francolí pour suivre une petite route qui vous amène au premier monastère, Poblet.