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L’Espagne: trois clichés

Lorsqu’on évoque l’Espagne, on a tous des images qui nous viennent en tête, des images immédiatement reconnaissables qui représentent l’Espagne dans notre inconscient collectif. Le pays ne se limite certes pas à ces images d’Epinal, loin de là ! Vous verrez au fil des pages à quel point il est riche et divers. Mais, qu’on le veuille ou non, de même que la Tour Eiffel ou les Champs-Élysées représentent la France pour l’éternité, et que Big Ben ou Buckingham Palace font la une des guides sur la Grande Bretagne, l’Espagne est souvent décrite par quelques clichés touristiques universels.

Si vous connaissez déjà assez bien l’Espagne, cette présentation ne sera qu’un rappel pour vous (et peut-être qu’elle fera remonter de délicieux souvenirs). Si vous ne connaissez pas, mais désirez devenir rapidement un hispanophile, cette partie est pour vous. Après l’avoir lu, vous aurez l’eau à la bouche, votre valise sera prête et vous trépignerez de hâte, attendant impatiemment le moment d’y partir.

La corrida en Espagne

Matador

La corrida est pour les espagnols un art, une tradition culturelle raffinée et symboliquement chargée. Elle dépasse largement un simple divertissement ou le sport pour devenir une véritable cérémonie solennelle, certes un peu difficile à comprendre et à accepter pour beaucoup d’étrangers.

Quelles que soient votre opinion en matière de corrida, souvenez-vous que vous êtes ici un invité, et abstenez-vous d’offenser vos hôtes. Si vous abhorrez la tauromachie, n’en parlez pas et évitez de fréquenter les arènes.

Chaque année, plusieurs milliers de corridas se déroulent en Espagne, généralement de mars à octobre, et les plus grandes arènes se trouvant à Madrid, Séville ou à Ronda. Les toreros sont des vedettes nationales, l’égal des footballeurs et des vedettes de cinéma.

Une corrida se passe généralement en trois étapes : d’abord, le matador prend la mesure du taureau avec une capote rose, tandis que les picadores se servent de longues piques pour l’affaiblir. Ensuite, les bandilleros à cheval posent des banderilles multicolores, affaiblissant encore le taureau. Enfin, le matador, en habit de lumière, réalise des passes avec sa muleta, sa cape rouge, au son des olés du public en folie, jusqu’au moment de l’estocade, que le matador doit exécuter précisément en enfonçant son épée entre les épaules du taureau. Si le matador a démontré une exécution parfaite de son art, le public va alors sortir ses mouchoirs blancs pour lui attribuer les deux oreilles et la queue. Si au contraire le taureau s’est montré exceptionnellement valeureux, le président de la corrida peut lui accorder une grâce, et il finira sa vie tranquillement à la campagne.

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