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Archive pour la catégorie ‘Barcelone’



Montserrat

Vendredi 20 février 2009

L’âme de la Catalogne se situe sur un rocher abrupt, haut de 1219 mètres, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Barcelone. Le monastère de Monserrat est l’un des lieux de pèlerinage les plus fréquentés d’Espagne, et attire aussi bien de nombreux touristes qu’un flot interrompu de catalans.  On ne saurait trop vous recommander d’y aller, que ce soit pour une quête spirituelle, pour pratiquer les chemins de randonnées ou pour découvrir l’arrière-pays. Dans tout les cas, ce sera une belle découverte.

Montserrat

Montserrat

La Vierge Noire de Catalogne

Tout commence lorsque la statue d’une Vierge Noire est découverte dans une grotte de la montagne en 880. Selon la légende, la Vierge aurait été façonnée en Terre sainte. Une autre légende raconte également que le fameux chevalier de la Table Ronde Perceval découvrit le Saint Graal dans un endroit reculé de la montagne, ce qui inspira Richard Wagner qui fit de Monserrat le cadre de son opéra Parsifal. Toujours est-il que quatre chapelles existaient sur la montagne au 9e siècle, et qu’en 1025, Oliba, Abbé de Ripoll et Evêque de Vic, fonda le monastère de Monserrat tout près de la Chapelle Sainte Marie. Au 13e siècle, une série de miracles commença à attirer les pèlerins, qui dès lors affluent sans interruption.

Parmi les évènements qui marquèrent l’histoire de Montserrat, on peut citer la visite de Saint Ignace de Loyola, le fondateur de l’ordre des jésuites, qui vint y effectuer un pèlerinage et donna son épée à la Vierge ; ou la destruction du Sanctuaire par les armées napoléoniennes en 1811, la Vierge ayant pu être cachée à temps par les moines.  Depuis la fin du 19e siècle, la Vierge Noire devint la sainte patronne de la Catalogne, et depuis, Montserrat et la Vierge Noire devinrent les symboles les plus vivants et les plus forts de l’identité catalane. Ainsi, Gaudí s’inspira de Montserrat dans la conception de la Sagrada Família.

Barcelone: le reste

Vendredi 20 février 2009

Plages

Les plages de Barcelone commencent à Barceloneta, derrière le Port Vell. En fait, il s’agit d’une seule et unique bande de sable qu’on désigne par endroits Platja de San Sebastià, Platja de la Barceloneta, …On peut longer la plage depuis le Passeig Maritim de la Barceloneta, une promenade piétonne bordée de cafés et de restaurants, et qui vous emmène aux plages de la Nova Icària, de Bogatell ou de la Mar Bella. Les plages de Barcelone sont très agréables, un peu trop peuplées peut-être du côté de la Barceloneta.

 

L’Aquarium de Barcelona

Ouverte en 1996 dans le Port Vell (le vieux port), l’Aquarium est accessible par la Rambla del Mar en passant par le centre commercial Maremagnum. Il s’agit du plus grand aquarium d’Europe, reconstituant les différents habitats marins depuis le cercle polaire jusqu’aux mers tropicales. La principale attraction est l’oceanarium, une reconstitution du milieu méditerranéen que l’on visite de l’intérieur en passant dans un couloir sous-marin en verre, ce qui permet de voir les poissons, raies, murènes et autres requins de tous les angles possibles.

Moll d’Espanya del Port Vell, s/n, Metro Drassanes ou Barceloneta, www.aquariumbcn.com

 

Parc Guell

 

Parc Guell

Parc Guell

 

 

Ce parc charmant et agréable fut au départ un projet immobilier d’Eusebi Guell, projet qui ne fut jamais achevé. Gaudí, en charge du projet, avait conçu une soixantaine de demeures mais ce qui en résulte fut un parc décoré dans le plus pur style moderniste, avec le fameux lézard couvert de mosaïque multicolore à l’entrée ou des pagodes inspirées des contes d’Hansel et Gretel. Sur la Plaça de la Naturalesa se trouve ce qui serait le plus long banc du monde, un banc ondulé qui serpente sur toute la place. La décoration du banc, faite de trencadís,  est l’œuvre de l’architecte Josep Marià Jujol.

 

Parc Guell

Parc Guell

 

 

Les décorations et représentations du parc sont innombrables et apparaissent là où on s’y attend le moins, Gaudí (et Jujol qui réalisa une grande partie du parc) souhaitant symboliser la nature dans les différent éléments architecturaux et paysagers qui composent le parc.

Ctra del Carmel 23, Metro Lesseps (et 15 minutes de marche).

Barcelone: la colline de Montjuïc

Vendredi 20 février 2009

On se souvient certainement de Montjuïc comme du principal théâtre des J.O. de 1992. C’est la partie la plus verte de la ville, une des plus agréables aussi. Au sommet de cette colline de 173 mètres se succédèrent de nombreuses fortifications qui servirent à de nombreuses fins militaires (fort, prisons, lieu d’exécutions, …) jusqu’à ce qu’il soit réaménagé d’abord en 1929 afin d’accueillir l’Exposition Universelle, avant finalement d’adopter sa forme actuelle en 1992.

Vous avez plusieurs choix pour escalader Montjuïc. Notre conseil est de partir de la Plaça d’Espanya et d’aller à pied jusqu’au Palau Nacional, la beauté des lieux est époustouflante. N’ayez crainte, des escalators sont présents le long du chemin, vous n’aurez pas beaucoup de marches à grimper. Vous passerez ainsi devant la terrasse du Font Màgica, la fontaine magique créée pour l’Expo Universelle de 29, et une suite de terrasses qui vous emmène jusqu’au MNAC. Sinon, vous pourrez  prendre le bus, ou encore le métro jusqu’à la station Paral.lel et de là prendre le funiculaire. Du terminus du funiculaire, un mini-téléphérique vous emmène jusqu’au Castell de Montjuïch. Enfin, vous pourrez prendre directement le spectaculaire téléphérique qui part de Barceloneta, sensations garanties.

 

Museu Nacional d’Art de Catalunya (MNAC)

 

MNAC à montjuich

MNAC à montjuich

 

 

La première chose à faire lorsqu’on arrive devant le MNAC est de se retourner pour profiter de la superbe vue sur les terrasses, les cascades, les fontaines et la perspective jusqu’à la Plaça d’Espanya. Ici comme dans tout Montjuïc, la hauteur des lieux vous fait bénéficier de vues magnifiques sur Barcelone et ses environs.

Le MNAC accueille une importante collection d’art catalan, depuis la période gothique jusqu’au 20e siècle, mais elle détient surtout une collection, peut-être sans égale dans le monde, de pièces romanes qui ont pu être récupérées dans les églises romanes situées dans les Pyrénées catalanes. Le MNAC abrite aussi une collection moderniste qui nous permet de voir la contrepartie en matière de meubles et de décorations d’intérieur des fascinants immeubles qui remplissent la ville : marqueteries, miroirs, sculptures, ameublement, …

Palau Nacional, www.mnac.es. Metro Espanya

Barcelone: Temple Expiatori de la Sagrada Família

Vendredi 20 février 2009
Sagrada Familia

Sagrada Familia

C’est naturellement le monument qui représente Barcelone aux yeux du monde entier, et celle qui figure en plus grand nombre dans les cartes postales de la ville. Cette réputation est plus qu’amplement méritée, nous avons ici affaire à une vraie merveille.

Avant de se pencher plus en profondeur sur l’édifice lui-même, il y a une chose qui étonne toujours ceux qui viennent pour la première fois à Barcelone : la Sagrada Família est toujours en travaux. Cela peut être étonnant à notre époque où les grands travaux sont achevés en très peu de temps, mais au regard de l’histoire, on se rend compte que les années qui nous séparent du début de la construction en 1882 ne sont pas si nombreuses, en comparaison des nombreux siècles qui ont été nécessaires pour construire les plus grandes cathédrales. Il est vrai qu’on en a vu plus d’un déçu par les échafaudages et les travaux qui y ont en permanence cours. Les travaux sont prévus pour durer pendant le premier tiers du 21e siècle.

La Sagrada Família fut commanditée par l’association spirituelle des dévots de Saint Joseph, qui décida en 1874 de faire construire une église expiatoire consacrée à la Sainte Famille.Les premiers travaux datent de mars 1882 et fut dirigé à l’époque par l’architecte Francisco Paula del Vilar, qui envisagea un style néogothique, ainsi que le laisse entrevoir la crypte sous l’abside qui date de cette époque. Un désaccord avec l’association l’amena à quitter le projet, qui fut confié à Gaudi à partir de fin 1883. Ce dernier s’y consacrera entièrement jusqu’à sa mort en 1926, avec une liberté totale, sans limite de budget ni de délai. Les travaux ont ensuite repris en 1952 sur la base d’un modèle réduit sur lequel Gaudí avait annoté des explications du symbolisme de l’église, même si l’essentiel des spécifications techniques de l’architecte fut brûlé en même temps que sa crypte pendant la Guerre Civile. Depuis, la polémique fait rage sur les choix architecturaux de ceux qui se succédèrent à la tête du projet

Chose importante : la Sagrada Família ne bénéficie d’aucun financement public, ce qui est encore plus impressionnant. Le droit d’entrée des visiteurs participe donc de manière importante à la poursuite et à l’achèvement (un jour …) des travaux.

La Sagrada Família accueille énormément de visiteurs, et il est probable que vous ayez à faire la queue pendant plus d’une heure, à moins d’arriver très tôt le matin.

Sagrada Familia

Sagrada Familia

Barcelone: l’Eixample

Vendredi 20 février 2009
Toit de la Pedrera

Toit de la Pedrera

L’Eixample est une ville dans la ville, un quartier qui se démarque amplement de la « vieille » Barcelone. Organisé de façon très carrée en blocs traversés par des rues uniformes et droites, il mélange des immeubles résidentiels et des bâtiments commerciaux. L’Eixample naît au milieu du 18e siècle lorsque la prospérité apportée par la révolution industrielle attira une population importante dans la ville, ce qui rendit nécessaire de réorganiser le schéma urbain et de développer la ville, l’Eixample étant le mot catalan pour extension.

L’Eixample est le fruit des travaux d’Ildefons Cerdà qui conçut une organisation où chaque section disposerait de son propre hôpital, de ses écoles, marchés et parcs, et où toutes les classes sociales seraient représentées. Aujourd’hui, il se subdivise en deux sections principales, la dret (droite) et l’esquerre (gauche), traversées par des rues qui sont parallèles ou perpendiculaires à la mer, cette organisation rectiligne permettant de donner une impression d’ouverture immense.

Bien évidemment, les pauvres restèrent dans les vieilles bâtisses de la Ciutat Vella, et ce sont les riches qui prirent d’assaut l’Eixample. Il n’est donc pas étonnant qu’on y trouve les chefs d’œuvres les plus purs du modernisme, les nouveaux riches de l’époque ayant dépensé des fortunes pour rivaliser dans la construction des plus belles demeures, en accordant une liberté de création totale à Anton Gaudí et Lluís Domenèch i Montaner, ou encore à Josep Puig i Cadafalch ou à Pere Falqués. Cela nous donne un véritable musée en plein air, où le seul inconvénient est qu’on ne sait plus où donner de la tête.

La Manzana de la Discórdia

Comme son nom l’indique, c’est la pomme de la discorde. Trois interprétations différentes du modernisme se trouvent dans ce bloc si chic du Passeig de Gràcia.

A l’angle de Gràcia et de la carrer del Consell de Cent se trouve la Casa Lléo Morera (Passeig de Gràcia 35), œuvre de Lluís Domenech i Montaner bâtie entre 1903 et 1905. Des travaux de restaurations ont enlevé un grand nombre des décorations originales, mais la façade fleurie est toujours enjolivée par les courbes, les vitraux et les mosaïques qui caractérisent le modernisme. Au deuxième étage, vous pouvez apercevoir des sculptures représentant un téléphone, un gramophone et des ampoules.

Du même côté de la rue, au numéro 41, vous avez la Casa Almatller, création de Puig i Cadafalch en 1900, avec sa façade médiévale, son pignon d’inspiration flamande, et de nombreuses décorations en pierres et en fer, œuvres du sculpteur Eusebi Arnau. Bâti sur un immeuble préexistant, la Casa Almatller fut la plus ancienne de la Manzana et combine le gothique flamand aux styles proprement catalans.

Au numéro 43 se trouve la Casa Batlló, conçue par Gaudí. On y trouve des mosaïques polychromes à la manière des peaux reptiliennes, le toit est décoré de tuiles ornementales qui rappellent des écailles, des courbes sensuelles à base de fer et de pierre, une utilisation magnifique des trencadís sur la façade. On pense que l’immeuble représente le combat de Sant Jordi (Saint Georges) contre le dragon, ce qui explique les formations squelettiques qui protègent les balcons, eux-mêmes s’appuyant dur des colonnes ressemblant à des vertèbres. Une colonne unique avec une poignée en forme d’étoile s’enfonce dans la façade, évoquant l’épée qui transperça le cœur du dragon.

Passeig de Gràcia 35,41 et 43, Metro Passeig de Gràcia.

Fundació Antoni Tàpies

Musée consacré au peintre catalan Tàpies, cet immeuble en brique et en fer fut autrefois le siège d’un imprimeur. Il est l’œuvre de Lluís Domènech i Montaner entre 1881 et 1884. A l’intérieur sont exposés des tableaux, des sculptures, des dessins ou encore des céramiques de Tàpies, tandis qu’une œuvre monumentale composé de près de 2700 mètres de fils et de tubes de métal trône en son sommet.

C/ de Aragó 255, Metro : Passeig de Gràcia

Barcelone: El Raval

Vendredi 20 février 2009

Ce quartier, qu’on appelle également Barri Xinès (le quartier chinois), fut autrefois le coin le plus mal famé de Barcelone, avec ses voleurs, ses trafiquants de drogue et ses prostituées. Depuis vingt ans, le quartier a été sévèrement nettoyé et refait (on a par exemple détruit tout un ensemble de constructions pour mettre à la place la Rambla de Raval). Certains coins ont a l’évidence échappé au nettoyage, mais dans l’ensemble, le quartier ne mérite plus la réputation qu’elle eut il y a quelques décennies encore.

 

Palau Güell

C’est entre 1885 et 1889 qu’Anton Gaudí conçut ce fantastique palais moderniste pour le riche industriel Eusebi Güell. L’architecte s’en est donné à cœur joie pour ce palais remarquable par la fluidité de ses formes. La façade de l’immeuble est de style vénitien et se caractérise par deux grandes entrées protégées par des portails en fer forgé d’une facture exceptionnelle. On ne peut visiter l’intérieur que lors de visites guidées, pendant lesquelles on peut voir les étables situées au sous-sol (et où les animaux descendaient par une rampe) avec des colonnes aux chapiteaux en forme de champignons. On remonte ensuite pour visiter les salles du rez-de-chaussée. D’abord, on a droit à quatre salons plutôt sombres et avec une décoration inspirée par l’art maure, tandis que des ouvertures en forme d’étoiles transpercent la coupole dans ce qui est une reconstitution du ciel et des étoiles. Les fenêtres des salons sont encadrées par des colonnes en forme organique tandis que leurs plafonds sont prétextes à l’exposition de sculptures en bois délicatement ouvrés. Le toit est une véritable forêt de cheminées sculptées et de ventilateurs décorés par des céramiques en mosaïque dites trencadís.

Gaudí aurait eu énormément de mal à concevoir la façade et aurait crée plus de 30 plans avant finalement d’en présenter deux à son commanditaire qui choisit le plus étrange, le moins classique des deux, rassurant ainsi l’architecte sur la liberté totale dont il jouissait dans le style de la construction.

Nou de la Rambla 3-5, Metro Drassanes.

Barcelone: la Ribera

Vendredi 20 février 2009

Connue également comme le quartier d’El Born, la Ribera est délimitée par la Vía Laietana et la Carrer de Princessa. N’oubliez pas de passer par la carrer de Montcada, une rue piétonne bordée de maisons qui datent du 14e siècle, depuis la carrer de Princesa près du musée Picasso jusqu’à l’église de Santa Maria del Mar et le Passeig del Born. A la fin du Passeig del Born, on découvre le Mercat del Born, un ancien marché conçu en 1876 par Josep Fontserè i Mestre, depuis fermé et toujours en travaux dans l’attente de le convertir en bibliothèque (les travaux à l’intérieur ont permis de découvrir des ruines romaines, et les travaux sont ralentis le temps de les étudier).

 

El Palau de la Música Catalana

Conçue par le grand architecte moderniste Lluís Domènech i Montaner, ce palais est un édifice exceptionnel et une véritable illustration parfaite du modernisme catalan, qu’on peut malheureusement difficilement appréhender dans sa totalité étant donné que les immeubles à proximité cachent et gâchent quelque peu la vue. Le palais fut inscrit à la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1997.

Deux façades sont remarquables, avec un groupe de mosaïques qui se rejoignent à l’angle par La Cançó Popular (la chanson populaire), une sculpture de Miquel Blay. Une colonnade centrale et fleurie porte les bustes de trois grands compositeurs : Beethoven, Bach et Palestrina (pour éclairer votre lanterne, c’est un compositeur italien de la Renaissance). Le buste de Wagner est également sur le côté. A l’intérieur, le vestibule est décoré par une peinture murale de Massot tandis que le plafond est décoré de céramiques en forme d’étoiles.  Le modernisme spectaculaire est particulièrement éblouissant dans l’auditorium du premier étage. Domènech i Montaner a recruté les plus grands artisans de son temps pour que pratiquement l’intégralité de la surface de la salle soit décorée et embellie avec un luxe de détail extraordinaire. Au plafond, un dôme inversé est entouré par une quarantaine de figures féminines qui représentent un chœur. A l’arrière de la scène, on peut voir les Muses del Palau, une série de bustes en terre cuite jouant des instruments de musique. A la gauche de la scène, on peut admirer le buste de Josep Clavé, directeur de l’Orféo, qui fut une organisation essentielle dans la Renaixença catalane, le renouveau de la culture et du nationalisme catalan, réalisée par Pau Gargallo et Dídac Masana, qui réalisèrent également de l’autre côté de la scène une représentation de la Chevauchée des Valkyries de Wagner, sous les yeux d’un buste de Beethoven.

c/ de Sant Francesc de Paula 2, Metro Urquinaona.

Barcelone: La Rambla

Vendredi 20 février 2009

C’est l’un des points forts de votre séjour barcelonais. La Rambla n’est pas seulement une rue mythique, c’est un défilé permanent. C’est un mélange d’immeubles historiques, d’hôtels de luxe et de salles de prestige, mais également de marché populaire, de petits vendeursú, d’artistes, et bien plus encore. On y pratique le paseo (promenade), pour y admirer les boutiques de fleurs, les boutiques d’artisans, les vendeurs de dessins et de tableaux, les kiosques à journaux, les marchands d’oiseaux et d’animaux, les mimes et autres artistes de rues.

Le nom Rambla vient du mot arabe raml, qui désigne le lit asséché d’une rivière, et se rapporte à une rivière qui passait autrefois dans le voisinage. C’est effectivement une rivière, voire un fleuve humain qui envahit la Rambla tous les jours, dans un festival de sons, d’odeurs et d’activités. Théoriquement, elle se subdivise en Rambla de Canaletes, Rambla dels Estudis (des étudiants), Rambla de Sant Josep, Rambla dels Caputxins et la Rambla de Sant Mònica (d’où parfois l’appellation au pluriel Les Rambles). Vous ne verrez cependant pas la différence, il s’agit bien d’un seul et unique fleuve humain qui coule (mais dans tous les sens).

On peut commencer la promenade d’en haut, à la Plaça de Catalunia depuis la fontaine de las Canaletes, et descendre la Rambla à partir de là. Pendant votre promenade, qui au gré de votre humeur durera entre une demi-heure et plusieurs heures, admirez les façades des immeubles qui bordent la Rambla, certaines sont de véritables merveilles, comme la boulangerie Escribà, au 83, sur la droite ou encore l’immeuble moderniste de la Farmacia Genové, au numéro 77. Gardez quand même un œil sur vos affaires. Avec autant de monde dans un endroit si petit, les pickpockets peuvent s’en donner à cœur joie.

C’est le moment de quitter momentanément la Rambla pour visiter la Boquería, l’une des merveilles de la Rambla. Ce marché couvert est une fête pour tous les sens, et un supplice pour le ventre. On y découpe et y vend du poisson frais, de la charcuterie, de la viande, des légumes, des épices, et pratiquement tout ce qui peut se manger. Tout ce qu’on y voit donne envie.

De retour sur la Rambla, vous marcherez sur la Mosaïque que le grand Miró a laissée à la postérité (juste après l’entrée du métro Liceu). Puis vous passerez devant le Gran Theatre del Liceu, qui accueille régulièrement les plus grands chanteurs lyriques pour des représentations prestigieuses. A votre gauche, vous verrez la Plaça Reial (voir la section suivante), créée par Gaudí lui-même. Le Monument à Colom (Monument à Colomb) domine la fin de la Rambla, avec une gigantesque statue de l’explorateur (dont on se demande bien dans quelle direction il pointe son bras, sûrement pas l’Amérique), qu’on peut grimper grâce à un ascenseur pour avoir une vue magnifique.

En traversant le passeig de Colom, vous aurez en face de vous la Rambla de Mar, une passerelle moderne tout en bois (qui tremble au passage des marcheurs), qui vous mène au Moll d’Espanya où se trouve le centre commercial Maremagnum (qui est un clone de tous les centres commerciaux du monde) et surtout l’Aquarium de Barcelone.

Rambla de Mar

Rambla de Mar

Plaça Reial

Plaça Reial

Plaça Reial

Nous avons écrit plus haut que cette place était l’œuvre d’Antoni Gaudí lui-même. Sa beauté mérite qu’on y consacre un peu de temps, le temps qu’il faut pour l’apprécier et apprécier son séjour à Barcelone. Asseyez-vous sur les quelques bancs disponibles, ou sur le bord de la  fontaine des Trois Grâces pour admirer le style néoclassique de la place, avec ses palmiers, ses lampadaires et ses arcades qui abritent un certain nombre de restaurants et de bars.

Barcelone, Ciutat Vella: le Barri Gòtic

Vendredi 20 février 2009

La Ciutat Vella

Située entre la Plaça de Catalunya, La Rambla et la vía Laietana, c’est la Barcelone historique, l’endroit de la ville où se trouvent les plus anciennes constructions. On y trouve des fragments des anciens remparts romains qui entourèrent la ville, des sections médiévales où les palais bordent des petites ruelles étroites et qui s’entrelacent. Si vous ne faites qu’un court séjour à Barcelone, privilégiez cette partie de la ville (et en complément la Sagrada Familia). Outre les nombreuses visites qu’on peut y faire, le simple fait de se balader dans les petites rues est un vrai plaisir en soi.

 

Barri Gòtic

Le Barri Gòtic est le cœur de la Ciutat Vella, le quartier gothique qui date du Moyen-Âge. Le problème est qu’il est très facile de rater un point intéressant à visiter étant donné qu’il y a tellement de choses à voir et que c’est un vrai labyrinthe.

 

Catedral de la Seu

Officiellement, la cathédrale de Barcelone s’appelle Catedral de la Santa Creu i Santa Eulàlia (Cathédrale de la Sainte Croix et de Sainte Eulalie), du nom de la sainte patronne de la ville. Exemple le plus représentatif du style gothique catalan, la cathédrale s’élève sur un site qui accueillit autrefois un temple romain et une mosquée. Sa construction commença à la fin du 13e siècle sous Jaume II, et s’acheva (quasiment) au milieu du 15e siècle, même si la façade occidentale date du 19e siècle.

On entre dans la cathédrale par la façade néogothique du 19e siècle (malheureusement cachée par des échafaudages à l’heure où on écrit ces lignes). On accède immédiatement au chœur du 15e siècle, avec une clôture en marbre blanc et des stalles finement sculptées où s’affichent les armes des 12 chevaliers de l’Ordre de la Toison d’Or (dont les rois de France et d’Angleterre) qui furent réunis par Charles Quint en 1519 à l’occasion de la célébration du 19e chapitre de l’Ordre. Devant le chœur juste sous l’autel se trouve une magnifique crypte où repose sainte Eulalie, une martyre du 4e siècle lors des persécutions romaines.  Tout autour, vous pouvez voir 28 chapelles dont la plus intéressante est la Cappella de Sant Benet juste derrière l’autel, avec une scène de la crucifixion de Bernat Martorell au 15e siècle. Une chapelle sur la gauche en regardant l’autel vous permet de prendre un ascenseur qui vous emmène visiter les toits de la cathédrale.

De retour dans la nef, prenez le chemin du cloître, véritable oasis au milieu du tumulte du quartier, qui est particulièrement remarquable avec ses arcades gothiques, ses grilles en fer, sa fontaine qui comporte une statue de Saint Georges combattant le dragon, des orangers et des palmiers, ainsi qu’un petit bassin qui réunissent des oies blanches, qui semblent plus intéresser les touristes que toutes les autres merveilles réunies de la cathédrale ! Ne manquez pas le Museu Catedralici (musée de la cathédrale) qui expose une collection de tableaux du 14e au 18e siècle, dont la Pietat de Bartolomé Bermejo, ainsi que différentes pièces religieuses.

Si vous sortez  par le cloître et la porte de Santa Eulàlia, juste à votre gauche vous avez la Carrer Pietat, particulièrement réputée pour son acoustique et qui attire donc les musiciens de rue. Le meilleur y côtoie le pire.

Plaça de la Seu, s/n ; Metro Jaume I ou Liceu.

Barcelone: restaurants et vie nocturne

Vendredi 20 février 2009

Restauration à Barcelone

Comme dans toute métropole, on trouve des restaurant dans toutes les catégories, servant toutes les spécialités à Barcelone. Voici quelques exemples dans les principaux quartiers, liste largement non exhaustive.

Ciutat Vella

Au cœur du Barri Gòtic, tout près de la Plaça Reial, se trouve Agut d’Avignon (c/ Trinitat 3, sur c/ d’Avinyó), qui apporte un peu de la Catalogne traditionnelle, rustique, au cœur de la ville. Abac (c/ del Rec 79) est rapidement devenu l’un des tout meilleurs restaurant de Barcelone, présentant une cuisine sophistiquée et moderne que le chef appelle cuisine d’auteur, mettant l’accent sur les couleurs et les textures, l’équilibre des saveurs. Toujours dans le registre de la cuisine créative, on peut également dîner au Commerç 24 (c/ Comerç 24), qui sert des tapas, certes, mais des tapas créatives.

Dans la catégorie de prix au-dessous, il y a l’Agut (c/ Gicnàs 16) se trouve dans un bâtiment historique du Barri Gòtic, dans une ambiance qui évoque le milieu du siècle ; ou le Café de l’Academia (c/ Lledó 1, Plaça Sant Just), aux prix très intéressants par rapport à la qualité des plats proposés ou aux Els Quatre Gats (c/ Montsío 3), situé dans une petite rue pavée du Barri Gòtic, qui fut le lieu où se retrouvèrent les modernistes et au cœur de la vie intellectuelle de la ville au début du siècle.

Même si Barcelone n’est pas la ville la plus réputée pour ses tapas, elle propose quand même un lot intéressant de bars à tapas. Dans le Barri Gótic, vous pouvez aller au Bar del Pi (Plaça Sant Josep Oriol 1) où vous accompagnerez vos tapas de bière, vins ou sangria, au Cafe de la Opera (La Rambla 74) où vous pourrez observer la foule de la Rambla depuis une terrasse, ou à la Bodega la Plata (c/ Mercé 28).